L’écrivaine parisienne Papaya nous envoie un texte intitulé « Epilation du maillot à la balinaise… euh, à la brésilienne ».

Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui c’est le coin des nanas. Je ne sais pas vous, mais moi j’ai une collection d’anecdotes sur mes visites aux beauty salons de Bali. Je me souviens, par exemple, de la fois où je suis allée me faire épiler les jambes et où l’esthéticienne a été prise de cours en découvrant que j’avais du poil des deux côtés de chaque jambe, ce qui justifiait qu’elle double soudain le tarif. Certes, je suis un peu méditerranéenne sur les bords mais je connais beaucoup de femmes qui ont plus le look cactus que moi ! Bref, comme elle ne démordait pas sur la rareté du phénomène, je lui ai dit : « Ok, je paierai pour les 4 tranches de jambes mais vous ne me reverrez plus. » Visiblement elle s’en tapait, ce qui comptait c’était ici et maintenant.
Parmi mes anecdotes épiques, j’affectionne particulièrement celle de ma première épilation du maillot brésilien qui remonte à l’autre jour. Il faut bien dire que comme ça suppose de tout arracher, j’y suis allée un peu à reculons. L’esthéticienne, après avoir confirmé le tarif de 100 000 Rp, me montre mollement des bandes de cire. Je me méfie. « Hum, vous l’avez déjà fait ? » « - Euh…un peu… » Mouais, justement, l’épilation c’est comme l’arrachage des sparadraps : plus on hésite et plus ça fait mal ! Me voici néanmoins allongée sur la table de torture. L’employée s’exclame « Rholala, tout ça !! Mais ça va en prendre du temps !! » Ben, je ne prétends pas avoir le poil aussi timide qu’une Balinaise mais ça ne devrait pourtant pas être le bagne ! Et voici qu’elle se ravise : « Ca fera 150.000 Rp ! » En un clin d’œil, j’avais sauté sur mes pieds, enfilé ma petite culotte et filé vers la sortie avec une phrase d’explication vu son air interloqué. Ciel ! Serait-elle en passe de perdre une cliente ? Elle tente de se rattraper, le prix dégringole mais je suis déjà dans le salon de beauté d’en face où les prix affichés m’avaient, jusque là, paru dissuasifs. Une Australienne, les pieds trempant dans un baquet d’eau me regarde entrer de même que quelques spectatrices indonésiennes. Quand je mentionne discrètement un waxing la jeune employée fofolle claironne « Waxing apa ?? » (épilation de quoi ??) Pff, je vois que c’est la grande classe ici, elle veut un mégaphone, peut-être ? En tout cas, ô miracle, le maillot brésilien est à 70 000 Rp ! Moyennant quoi l’employée m’abandonne dans un coin sombre à côté de la cire qui chauffe, si bien que je commence à me faire du souci à l’idée de me retrouver à Sanglah Hospital avec la foufoune brûlée. Ouf, elle revient, mais en guise de réponse à ma question j’ai droit à « Where you stay? » « - C’est pas important where I stay, elle est pas brûlante votre cire ?? Et vous travaillez dans l’obscurité ? Ah, vous allez éclairer au dernier moment ? Je préfère… Oui, ça fait des économies, encore que les ampoules de 20 watts ça fasse un peu juste pour traquer les duvets rebelles… » A ce moment là, la boss entre et prend les choses en mains. C’est une jolie Javanaise, qui s’avère intelligente, fine et pleine d’humour. Quelle bonne surprise ! Du coup, c’est dans les éclats de rire que je me suis fait plumer, ce qui a aidé mon âme à léviter un peu pendant les moments délicats. Détail amusant, elle m’assure qu’il n’y a que des clientes françaises qui réclament le maillot brésilien ! Même pas les Brésiliennes, mais il n’y en a peut-être pas non plus des foules du côté de Legian. Et, pour clôturer ce sujet plein de piquant, cette esthéticienne m’a rappelé que les Indonésiens aiment les poils et s'étonnent qu’on s’épile. Les femmes pleines de bulu ont la réputation d'être… disons… dynamiques au lit ! Pff, j'aurais du déménager ici il y a longtemps, ça m’aurait fait des économies et j'aurais la self esteem à la hauteur du sommet des cocotiers.
Papaya
Lola, intervenante épisodique de cette page, nous raconte « Un dimanche à la plage ».

Dimanche matin, ciel bleu, brise légère, la journée s'annonce bien, je décide d'aller à la plage. Au bruit que fait la mer, je sais qu'il y a des grosses vagues, ce qui promet d’être spectaculaire. [ ], en sortant de la petite résidence que j'habite au bord de la plage de Seminyak, [ ], une planche de surf montée sur 2 roues et son maître fidèle me foncent dessus [ ]. Je ne dois mon salut qu'à un bond arrière sur mes jambes de hash(euse). [ ] je me mets à la recherche du transat idéal. [ ]. Moi qui croyais être à Bali, que nenni, le prix des transats est maintenant comme en Espagne, mais forte de ma pensée positive, je m'étale sur le skaï [ ]. Aussitôt installée, je remarque que le Concorde semble ne pas être loin car un bruit de son décollage se fait entendre par intermittence [ ]. Ne voyant rien venir, [ ] je réalise qu'il s'agit en fait des basses d'ambiance, façon Ibiza, du snack, les mêmes qui m'ont empêché de dormir hier soir, samedi oblige. [ ] je dois avoir l'air avenante car une vendeuse de sarong [ ] s'installe de son propre chef sur le coin de mon matelas pour [ ] me dévoiler ses motifs. Suivie successivement d'une manucure-pédicure, d'une masseuse, d'un vendeur de noix de coco sculptées, de coolers de bière, de chapeaux, de montres, d'arcs et flèches antiques, de peintures rares, de tatoueurs, de coiffures à perle, de cacahuètes, de happy hour salsa bar, de tee-shirts, de cartes postales, de miel, d'huile de massage traditionnelle, de glaces, de coutellerie, de maillots de bain en crochet, de sculptures en bois, de ceintures et de porte-monnaie, de lunettes de soleil, de bijoux, de magazines importés, de bananes et d’ananas. Comme je n'ai pas spécialement besoin de tout ça [ ], je décide d'aller me baigner [ ]. [ ], mais voilà que je me fait attaquer la jambe droite par quelque chose de large, légèrement visqueux et enveloppant, [ ]. La sensation de peur et de dégoût domine. Ca n'est pas urticant. [ ] je découvre un beau spécimen de Plastica Petrolum Sacacourse très répandu par ici [ ]. Après avoir constaté les conséquences du formidable pouvoir de reproduction de l'animal, je le relâche quand même et tout en regrettant la saison des méduses, je réinvesti mon transat libéré [ ]. Je me sèche au soleil un instant quand une bonne amie et son compagnon qui passaient par la viennent me saluer. [ ]. Après m'avoir donné des nouvelles alarmantes de toute la communauté, ils s'éloignent délestés d'un pas altier vers d'autres oreilles. [ ] l'heure du sport ayant sonné, je m'éloigne d'aventure pour une marche à marée basse. Au bout de quelques centaines de mètres, je tombe dans une zone dominée par le ballon rond, [ ]. Après quelques bousculades musclées [ ], j'échappe au maléfice en courant [ ]. [ ]. Je décide un repli stratégique vers mon transat. Malgré la saison sèche, un grain venu d'ailleurs s'abat et me douche, sabotant d'un coup mes velléités de bain de soleil, [ ]. Je me précipite donc chez moi [ ]. Douche et thé bien chauds, je me colle devant mon coffret Thalassa pour me livrer finalement aux joies de la mer. Que sera demain ?

Lola
Une histoire tragique comme il s’en produit quelquefois ici, qui nous rappelle que nous ne sommes que « des étrangers sans droit » et que, de toute façon, le droit ne prévaut que très rarement, pour ne pas dire jamais. Prudence donc… A défaut de recours, il nous reste toujours la possibilité de faire circuler ces témoignages dans nos communautés et d’apporter un soutien moral à ceux qui en ont besoin. C’est chose faite par le biais du journal.

Cher Monsieur, nous venons vers vous pour témoigner de notre histoire. Nous sommes un couple de Français qui est venu s'installer dans le nord de Bali, près de Lovina, dans un village de montagne, à Tchenpaga. Nous avons acheté un terrain et avons fait construire une maison. Cela fait un mois et demi que nous y vivions. Au bout de 3 semaines, nous nous faisons cambrioler pendant que nous dormions. Notre ordinateur fut volé avec effraction au niveau des fenêtres.Nous faisons intervenir la police sans résultat. Il y a une semaine, deux voleurs cagoulés s'introduisent à nouveau par cette même fenêtre et entrent dans notre chambre, pierres et bouts de bois à la main, une lampe-torche dirigée sur nous. En effroi, nous crions et sortons du lit où ils nous attrapent et nous sortent de chez nous. Ils rouent de coups mon mari nu pendant un certain temps (j'ai cru qu'ils allaient le tuer) et moi, me jettent sur le côté, me refugiant sous notre maison sur pilotis, pendant que l'un deux met toutes nos affaires sans dessus dessous. Les voleurs ferment la maison à clef afin de se laisser le temps de nous dévaliser. Curieusement, ils ne prennent pas d'argent et s'en vont avec nos clefs et appareils photo ! Nous attendons le petit matin pour rassembler quelques affaires et, comme semble dire l'événement, « partir ». Nous avons crier à l'aide et aucune personne du voisinage n'est venue à notre secours ! Aujourd’hui, après avoir fait le nécessaire auprès de la police, sans suite, nous vagabondons entre des hôtels ne pouvant plus rester chez nous car apeurés par la violence de cet acte. Il ne nous reste plus qu'à vendre et nous en aller. Nous vous remercions de votre attention.
J et P

mésaventure professionnelle à Jepara

Un Français venu travailler à Jepara propose de nous raconter son histoire par le menu. Il nous fait part de sa difficulté à maîtriser la langue de Shakespeare, un problème, selon lui, à l’origine de ses récents déboires professionnels. Mais il garde le moral et souhaite poursuivre l’expérience. Souhaitons lui bonne chance pour la suite…

Un an tout juste, en France, à Bordeaux, je vais voir mon ancien employeur pour acheter du tissu. En discutant, il me propose un travail, me demande si j’étais prêt à partir pour l’Indonésie. […]. Il recherche un manager en tapisserie, on discute des façons de travailler, des conditions de vie, du contrat […]. J’ai appris que j’allais travailler dans une entreprise ou j’ai deux boss, un Français et une Indonésienne. Très vite, 2 semaines à peu près, j’étais sur le lieu, en Indonésie. Pour moi, en France, je pensais que tout serait confirmé dès que j’aurai mon contrat en main, signé. Salaire fixe avec les horaires, dédommagement pour l’éloignement, loyer, véhicule de fonction, couverture sociale et médicale, bonus mensuel et heures supplémentaires à discrétion, que le montant était le même mais la monnaie, pour moi, c’était en euros dès le départ, et bonus. Mon boss français n’a pas signé car, administrativement, c’était à « Madame la grande directrice » de le faire, lui il n’est que directeur en « créatif ».
Pendant 6 mois, je me suis occupé de 2 sections, dont celle de la tapisserie, avec des heures et des weekends en plus. […]. Un grand projet pour moi, je m’étais mis en projet d’évoluer au sein de cette société, au moins 3 ans pour devenir comme la direction souhaitait. C’est vrai, lorsqu’on va à l’étranger, il y a un problème si c’est la première fois, un vrai défi : l’anglais. On le parle peu et je venais juste d’avoir des notions, de quoi suivre une simple conversation, mais je manquais de vocabulaire […]. Et quand vous travaillez avec encore une autre langue et […] que les employés que vous gérez parlent peu l’anglais […].

En novembre, pour me libérer et afin que je ne me consacre qu’à la tapisserie, j’ai enfin eu une collègue. […]. Le risque de ce métier, c’est la rapidité entre commande et livraison, au moins 4 semaines, donc on est toujours à contrôler et repérer où se trouve les fournitures pour les containers du mois. […]. Je me suis permis de donner mon avis en affirmant que la direction allait trop vite […] et je me suis retrouvé dans un placard doré car toutes les commandes ne passaient plus que dans les mains de ma collègue. Les managers ne parlaient plus qu’en indonésien devant moi.

Puis, pour le salon d’expo à Singapour, on m’avait demandé mon passeport pour y être présent […]. A la dernière minute, […], on m’a annoncé que je ne partais pas. Débordement de commandes et mon anglais n’était pas assez performant. […]. Vu l’ambiance au retour, où personne ne m’a raconté ni même montré les photos du salon, j’ai pris contact avec mes 2 directeurs pour leur annoncer que ce n’était pas la peine de renouveler mon contrat, qu’ils avaient 2 mois pour trouver un remplaçant. De là, dans la semaine qui suivait, fin mars, j’étais remercié. […], je devais débarrasser mon logement fin avril (qui normalement était payé pour mon année […]. On m’a dit que c’est moi qui partait et non eux qui me mettaient dehors. J’ai droit au Kitas jusqu’à la mi-juillet. […]. Mais je reste quand même motivé pour rester. Pour moi, l’Indonésie et l’Asie, ce n’est pas fini. […].

Polhenri

Simba

Une lectrice qui venait d’acheter un chien mort depuis attire notre attention sur les conditions d’hygiène déplorables des animaux vendus au Pasar Burung de Denpasar…
Il y a seulement 5 jours, nous avons acheté un adorable chiot Kintamani à poil long. Il était âgé de 3 mois. 3 jours plus tard, du jour au lendemain, d'un seul coup, il a perdu l'appétit et s'est affaibli d'heure en heure. Diarrhées très liquides de plus en plus accompagnées de sang ont suivi. Ce n'était pas qu'une simple diarrhée mais en fait la parvovirose, un virus qui tue un chiot ou même un chien en moins de 3 jours. C'était le cas de notre petit Simba. Ce virus était déjà en lui et par conséquent ses frères et sœurs et ses compagnons de cage où ils étaient au Pasar Burung. Que les vendeurs locaux ne vaccinent pas les chiots/les chiens à la vente, ce n'est pas un problème, mais qu'au moins ils proposent des animaux en bonne santé. Simba est mort le matin du 5ème jour à la clinique vétérinaire où il était gardé en observation et traité. C'est lamentable quand on pense au préjudice moral que cela provoque au sein de la famille d'accueil. Imaginez un enfant qui a toujours rêvé d'avoir un chien, que par conséquent il l'ait pouponné comme il se doit ! Le Departemen Peternakan devrait sensibiliser davantage les vendeurs. Nous savons que nous pouvons en effet avoir des animaux à des prix qui n'ont rien à voir avec les petshops, mais c'est tout de même un animal qui a une âme et qui mérite d'arriver dans une famille dans les meilleures conditions possibles. Vous comprendrez notre tristesse et celui de notre petit garçon de 4 ans. Je vous remercie de votre attention. Cordialement.

Ida Gapp

Au sujet de Bali Med

Michel Schmit, notre contributeur occasionnel du « Café des Sports », est d’accord avec SG sur la qualité des prestations de l’hôpital Bali Med et nous recommande également Penta Medica. Il nous explique pourquoi… Tout d’abord, je tiens à féliciter Rodolphe pour sa réponse au « coup de gueule » de Patrick Tisserand. J'approuve totalement. Sinon, pour les « avides de bons tuyaux en matière de santé » et en prolongement du courrier de SG, je souhaiterai apporter quelques précisions complémentaires qui me semblent importantes en associant la clinique Penta Medica à l'hôpital Bali Med. Donc, tout à fait d'accord avec SG, Bali Med est à recommander. J'ai malheureusement été amené à cause de ma famille à fréquenter tous les hôpitaux de Bali et pour moi, Bali Med, c’est le top, questions prix, environnement et prestations. J'ajouterai que, pour ma part, je n'ai jamais eu de problème de langue, le personnel d'accueil parlant parfaitement anglais et que je n'ai jamais eu non plus à payer quoi que ce soit en arrivant, ni à déposer une quelconque empreinte de carte de crédit, très certainement parce que j'étais envoyé par Penta Medica où travaille mon généraliste. Il y a longtemps que j'ai laissé derrière moi BIMC, puis ensuite SOS Medica qui pourtant était par le passé ma clinique favorite, le personnel étant accueillant et les soins pas trop chers. 4 ou 5 des plus anciens médecins ont quitté SOS Medica il y a quelques années pour fonder leur propre clinique, mon médecin traitant en faisait partie, j'ai donc suivi tout naturellement et n'ai eu qu'à m'en féliciter. La clinique Penta Medica est située à Denpasar, au 88 Jl Teuku Umar Barat -Malboro, donc à proximité de Bali Med, avec qui elle a des accords particuliers, ainsi qu'avec Kasih Ibu, pour ce qui est des radios ou IRM. Les tarifs pratiqués sont des plus attractifs, entre 150 et 180 000 Rp pour tous les étrangers Kitas ou non, tout le personnel parle parfaitement anglais et l'on ne paye qu'après les consultations. Penta Medica soigne d'abord et se fait payer ensuite. La clinique est ouverte 24/24H, assure les soins à domicile, les rapatriements sanitaires et les vols d'urgence sur Singapour. Grâce à son carnet d'adresses et à ses nombreux accords, Penta Medica assure si vous le désirez, le suivi de ses consultations en coordonnant les différentes prestations à venir. Un exemple : besoin d'une radioscopie, Penta prend le RDV, vous faites la radio à Kasih Ibu et vous payez ensuite à Penta Medica. Par ce biais, une radioscopie m'est facturée entre 80 et 150 000 Rp. Cette adresse est à connaitre par tous les Français de Bali, résidents ou non. Je déconseille fortement les autres par expérience. Exemple concernant un autre établissement bien connu : il y a quelques années, ma fille ayant été hospitalisée, nous sommes allés tout naturellement consulter par la suite le médecin pour enfant qui l'avait suivie durant son hospitalisation. A la réception, pas moyen de voir directement ce médecin pour enfant, nous avons été dirigés de force sur un généraliste qui, bien sûr, après avoir regardé ma fille qui avait 5 ans à l'époque, nous a dirigé tout de suite sur le pédiatre concerné. Mais, à ma grande surprise, au moment de payer, je me suis retrouvé avec 2 consultations à 1 250 000 Rp chacune. Finalement, de colère, je suis parti sans payer et ce, devant le responsable de la clinique qui avait été appelé mais qui n'a pas osé s'opposer à mon départ. Contact de la Clinique Penta Medica : 0361 744 61 44 et par email à pentabali@yahoo.com ou encore directement le docteur Satrya au 0811 39 34 05. Il y a également un service dentaire au 0817 97 67 114. Michel Schmit

Papaya va en prison

Dans son style unique et avec l’acuité qui la caractérise, l’écrivaine Papaya, la plus parisienne des habitués des pages courrier de la Gazette, rebondit sur « le mot du Consul » de mars qui portait sur la prison de Kerobokan avec un texte intitulé « Papaya va en prison »… Le mois dernier, comme d’habitude, j’ai lu avec plaisir « le mot du Consul ». Cette fois-ci, il s’agissait d’un sujet familier : LAPAS, la prison de Kerobokan ou « l’hôtel le moins cher du coin » comme l’appellent les locaux. J’ai donc pu comparer ma petite expérience avec celle de notre consul. Bizarrement, moi je suis tombée des jours où il n’y avait pas d’enfants mais, par contre, de nombreux couples, souvent mixtes d’ailleurs, qui, assis par terre, s’embrassaient non « furtivement » mais à pleine bouche, ajoutant une touche Woodstock surprenante à l’ambiance pique-nique. Ce qui était frappant, c’était cette joie de vivre éclatante qui émanait comme toujours des Indonésiens jusque dans cet endroit a priori lugubre. Et certains, qui ne perdaient pas le nord, proposaient de me louer à l’heure un tapis en raphia en fin de vie pour m’éviter de salir mon postérieur délicat de wanita bule. Les premières fois, j’ai apporté à mon ami une cartouche de cigarettes, du gâteau, des oignons pour relever son nasi, des omega3 pour aider son moral à ne pas flancher etc. Par la suite, il m’a demandé de bien envelopper tout cela car des vautours rôdaient et le rackettaient dès son retour au bloc – plutôt pour les clopes que les oignons, d’ailleurs. Mais je m’égare un peu car ce que je voulais dire, c’est qu’une phrase de notre cher consul m’a fait sursauter : « Mais que cela ne vous empêche pas de rendre visite aux Français qui s’y trouvent. La faute n’empêche pas la compassion. » La faute, la faute ? Euh… justement l’ami que j’allais soutenir purgeait une peine de 2 ans pour avoir donné l’adresse d’un dealer de marijuana à un imbécile qui a ensuite eu la riche idée de fumer son pétard en public et de se faire attraper par la police (en Indonésie dénoncer vous rapporte des sous alors tout peut dégénérer très vite). En France, il n’aurait même pas ramassé une amende pour cela ! Quant à ses copains de cellule, ils croupissaient souvent là pour un ecstasy ou deux grammes de haschisch. Ici drogues douces et dures, c’est tout dans le même sac ! Et s’ils n’avaient pas d’argent pour monnayer leur sortie… Heureusement, la peine de mon ami a finalement été allégée car la prison est pleine. On le conçoit aisément ! En plus, maintenant, il faut payer si l’on ne veut pas être transféré à Singaraja ou Karangasem, là où personne ne viendra vous voir. Bref, si vous rendez visite à vos compatriotes à la prison de Kerobokan, il y a peu de chances que vous vous retrouviez face à des brigands de grands chemins ! Nancy Causse Yogya, alias Papaya
Suite au premier billet de Miss O intitulé « L’assassinat des feux d’artifices », un lecteur s’insurge contre sa critique de la vulgarité ordinaire du réveillon, marquant ainsi l’entrée très remarquée de notre nouvelle contributrice ! Il s’en prend également, comme le fit Rodolphe le mois dernier et Michel ce mois-ci, à Patrick qui lui s’était offusqué de voir certains Occidentaux proposer des récompenses importantes en une des journaux pour récupérer leur Médor égaré… Je voulais simplement vous dire que je trouvais très très gênant et assez rare de se sentir agressé en lisant un journal ! Je suis simplement sidéré qu'une certaine Miss O, O comme zéro, nul, profite d'un journal gratuit pour vomir ainsi sur nos chers copains, copines, femmes, etc.! On a souvent quitté nos pays pour fuir ce genre de personne et pour profiter du « farniente ambiant », pas pour se faire invectiver par une énième donneuse de leçons ! Bref, c’est plutôt d'un psy qu'elle aurait besoin et là, eu égard à ce cher Socrate, je resterai poli ! Donc pour refaire bref : si cela ne vous plait pas, il y a d'autres contrées où les hommes ne louchent pas sur les femmes et où ces dernières ne portent pas de robes trop sexy. Et qui peut me dire ce qu'est une robe trop sexy ? Peut-être l'Arabie saoudite ? La Corée du Nord ? (oups ! lol), bref, rien ne vous empêche de prendre l'avion ! On ne vous retient pas ! Je suis aussi fatigué de voir encore un Patrick juger quelqu'un qui offre environ 800 euros pour retrouver ses chiens ! La belle affaire ! Parce que l'on offre une récompense pour ses chiens on n'aime pas sa famille ? Encore un Freud qui s'ignore ! Encore de la grande psy de comptoir ! Peut-être ce cher Patrick et cette Miss O (O comme nulle) devraient s'associer pour monter un cabinet... au sens premier du terme s'entend ! Si ça continue ainsi, on va finir par regretter Rainer et son ami Jean... lol. Cordialement. Max

La réponse de Miss 0…

Quoi que l'on dise de mes articles, tant qu'on en parle, ça me fait de la publicité gratuite. Merci Max ! Ma réflexion sur le thème de la fête est librement inspirée du texte de Pascal : « Le divertissement » qui démontre que toutes nos activités de loisirs servent essentiellement à occulter à nos propres yeux (à nous divertir de) notre peur de la mort. Et petit détail en passant, toutes mes robes sont très/trop sexy ! Avec toute mon amitié. Miss O

Distribution de bons points à l'hôpital Balimed

Toujours avides que nous sommes de bons tuyaux en matière de santé, en voici un de plus à mettre à la disposition de la communauté…

Comme beaucoup traditionnellement en janvier/février, j’ai souffert de la dengue, suffisamment gravement pour atterrir à l’hôpital au bout de quelques jours de fièvre. Nous avons appelé le numéro d’urgence de notre assurance (sans doute la plus célèbre à Bali) qui dispose d’un centre d’appels à Jakarta pour répondre au mieux aux besoins des clients (dixit le marchand de voitures volés qui représente cette compagnie à Bali !!!) mais le centre ne répondait pas le samedi à 11h30 du matin…
Nous avons donc choisi d’aller à Bali Med pour plusieurs raisons. D’abord parce que notre assurance nous avait dit lors de l’inscription qu’elle avait un accord avec cet hôpital et qu’il n’y avait rien à débourser. La seconde raison, bien plus importante, c’est qu’un ami y avait séjourné pour un traitement contre la dengue il y a un an et en avait été satisfait. Nous l’avons choisi aussi parce que c’était le plus proche de Seminyak et qu’il est facile d’accès grâce à Jl Mahendradatta, la quatre voies qui traverse l’ouest de Denpasar.
Comme le personnel d’accueil ne parle pas du tout anglais, il vaut mieux être bien accompagné si vous n’êtes pas en état de remplir les documents administratifs. Pendant que j’étais allongé aux urgences, à côté de la salle de réanimation, ruang resusitasi, ma femme bataillait avec les secrétaires administratives parce qu’on exigeait d’elle qu’elle règle à l’avance quatre jours d’hospitalisation. Eh oui, l’accord avec l’assurance était caduc depuis plusieurs mois mais nous n’en savions rien. Payer d’avance sans même avoir été ausculté par un médecin et savoir si on va rester à l’hôpital plus d’une journée… Après quelques minutes d’échanges un peu tendus, elle n’a finalement payé qu’une journée, soit 1 200 000 Rp en chambre single, dite VIP. Dès que la paperasserie a été réglée, un médecin a débarqué pour m’ausculter, un infirmier m’a posé une perfusion et je suis monté dans les étages.
Ensuite, tout s’est passé tellement bien que je n’avais pas envie de quitter l’hôpital… au bout de quatre jours, c’est le médecin qui m’a forcé à partir. L’hôpital est non seulement extrêmement bien entretenu mais le personnel est très prévenant, débarque dans la minute quand on l’appelle au téléphone. Pour les repas, c’était à la carte et plutôt bon ! Pour quatre jours d’hospitalisation, nous avons réglé une addition d’un peu plus de 4 millions (sur présentation du Kitas).
Voilà, j’avais simplement envie de féliciter et de remercier l’excellente équipe qui anime cet hôpital, depuis le personnel du ménage jusqu’aux médecins et le recommander aux lecteurs de la Gazette.
SG

motard dans la cendre

motard dans la cendre
merapi novembre 2010

face sud du merapi

face sud du merapi
paysage de désolation après le passage des lahar