Suite à l’interview de Chaden Diyab, docteur en sciences de l’environnement, dans notre numéro du mois dernier au sujet de la pollution à Bali, Marc nous livre son sentiment…
Le mal est fait, la messe est dite. 15 ans que je viens à Bali et c’est de pire en pire. Il n y a aucune conscience écologique ni de la part des habitants, ni de la part du gouvernement. Je sais que les notions de recyclage, de traitement des déchets, de développement durable, bref de l’écologie sont un luxe de pays dit développés mais Bali vit en grande partie du tourisme. Il n’est qu’à voir le nombre de complexes hôteliers en construction (qui au passage enlaidissent la côte, mais c’est un autre débat). Je pense qu’ils sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis et que le revers de bâton est pour bientôt. Et c’est pas faute d’avoir été prévenus, faut quand même être aveugle et sourd pour ne pas se rendre compte que Bali devient une véritable poubelle et qu’on ne vienne pas me dire que c’est la faute du tourisme. Au fin fond de l’île, dans des villages reculés, loin des t-shirts Bintang et des bouchons du sud de l’île, on trouve encore et toujours du plastique, dans les rivières, les rizières. Le monde est grand, Internet est là, et beaucoup de personnes tournent le dos à Bali pour aller voir ce qui se passe ailleurs. A 3 h 30 d’avion, Phuket offre de superbes plages, propres, un réseau routier digne d’une île qui vit pour beaucoup du tourisme... Le tout dans un autre style c’est sûr et sans le charme de Bali et ses sourires. Ah, et puis justement, en parlant de réseau routier, quelqu’un peut-il me dire comment ils comptent améliorer les choses à Bali, ils ont l’intention de raser des milliers de maisons, d’élargir la jalan Legian, l’Oberoi... Mais par où, bon sang, la nouvelle sunset road, si elle voit le jour, va-t-elle bien pouvoir se frayer un chemin ? Je verrais bien un tramway de Seminyak à Kuta, je dis ça, je dis rien, une réduction des taxis, ou alors une zone où ils stationneraient en attente de clients au lieu de rouler à deux à l’heure et klaxonner au moindre « Bule », créant ainsi embouteillages et asphyxie. Et puis au lieu d’agrandir l’aéroport, pourquoi ne pas développer le nord de l’île en y implantant un vers Singaraja, je suis le seul à avoir eu écho de ce projet ? Ça me paraissait une très bonne idée pourtant… On sera un peu plus nombreux comme ça dans le sud, je me sentais seul parfois. Coup de gueule donc, mais un grand amour tout de même pour cette île et ses habitants. Allez Bali, on se réveille, on y va.... Et vite... Pas de jam karet cette fois-ci, il y a urgence là, vraiment.
Marc
Black magic à Bali
« Si ce n’est pas indiscret, Ketut, comment tes parents sont-ils décédés ? Ils étaient jeunes quand même !
- Black magic.
- Quoi, pas tous les deux quand même ?
- Si, tous les deux.
- Non ?!
- Si, c’est fréquent à la campagne. En ville ça se perd, heureusement !
- Et qui aurait fait ça ? Vous le savez ?
- Oui, on sait. Des voisins qui avaient invité mes parents. Ils avaient l’air très gentils comme ça.
- Et pourquoi auraient-ils fait cela ?
- Jalousie. Souvent les orang kampung n’aiment pas qu’on réussisse mieux qu’eux. Or, nous, on avait une belle maison, une voiture et, en gros, tout ce qu’il fallait, alors hop !
- Rho, et donc ?! Ils les ont empoisonnés ?
- Non, ce n’était pas du poison, c’était… »
S’ensuit un galimatias. Je saisis que les voisins ont invité les parents de Ketut dans une pièce où se trouvaient des esprits maléfiques. J’évite d’insister lourdement, je reposerai peut-être des questions une autre fois : les Balinais ne sont pas du genre à faire les gros yeux si on n’a pas bien compris du premier coup ! Et quelle preuve qu’il s’agit bien de magie noire ? Surtout que la mort a été loin d’être immédiate ! Le docteur n’a pas su faire de diagnostic, à part que c’était le foie qui avait été visé dans les deux cas. Mais le dukun, lui, a été formel : black magic ! En tout cas, ça donne des frissons : se faire inviter par des voisins tout sourire et ressortir les pieds devant ?!
Pareil, mon esthéticienne, Kadek, avait également prononcé le mot redoutable de sorcellerie quand je lui ai demandé comment sa grande soeur était morte encore tout nourrisson. Inutile de demander si la cause pourrait être une hygiène défectueuse même si j’ai, parfois, vu des scènes que je me retiendrai de décrire pour ne pas donner des haut-le-cœur à nos lecteurs de la Gazette. De toute façon, le dukun il a dit, alors….
Je soupçonne avoir été moi-même victime d’un p’tit coup de black magic il y a quelques années après avoir découvert un mois de décembre, juste avant de partir pour la France, que mon homme de ménage, Wayan, picorait dans mon portefeuille, sans doute pour assouvir sa passion des combats de coq. Nous l’avons donc viré (il a fallu le menacer d’acheter un flic pour contrer sa menace de faire intervenir un ami à lui soi-disant terriblement influent). Bref, une semaine après mon arrivée en France, la peau de mon visage a brûlé puis est partie en lambeaux si bien qu’entre Noël et le Jour de l’An je ressemblais moins à la Mère Noël qu’à un Croquemitaine auquel les enfants n’avaient pas follement envie de faire des bisous. Certes, le choc thermique Bali-Paris est une explication valable mais c’est quand même la seule fois que ça m’est arrivé en dix ans ! Et puis je me suis souvenue de ces fois où Wayan me disait en me regardant droit dans les yeux, tout en n’en finissant pas de sécher une assiette déjà sèche, que les Balinais étaient très férus de magie noire mais que lui n’était pas comme ça, bien entendu… Bref, qui sait ? Enfin, d’autres expats trouveront que mon histoire est de la gnognotte et, si on les branche sur le sujet, ils ont des récits autrement plus croustillants à raconter avec des pustules et des vers qui sortent de plaies béantes sur des corps vivants… En général, les victimes sont des Indonésiens puisqu’il faut y croire au moins un peu pour que ça marche, parait-il !
Eh oui, les vieux expats du Bali d’Avant vous le confirmeront : on n’est pas vraiment immergés dans la culture indonésienne tant qu’on n’a pas quelques anecdotes de black magic en stock pour les longues soirées de saison des pluies !
Nancy Causse Yogya, dite Papaya
La réponse de Miss O…
Bonjour Simon, je suis un peu surprise de la virulence de votre commentaire. Pourquoi m'attaquer personnellement au lieu d'attaquer ce que j'ai écrit ? Effectivement beaucoup d'expats ont de petits moyens - j'en fait d'ailleurs partie - mais d'une manière générale, nous sommes quand même plus aisés que les Indonésiens. Je conseille dans ce texte d'éviter justement les signes d'opulence... quand à la mention du garde du corps c’est une simple boutade destinée à mettre un peu d'humour - et à me moquer gentiment au passage de ceux d'entre nous qui ont les moyens d'en avoir - dans un état de fait bien triste... et bien préoccupant. J'ai eu beaucoup de chance de ne pas avoir été blessée contrairement à certaines de mes amies / connaissances qui, elles, l'ont été, et assez grièvement... Pour moi, plaie d'argent n'est pas mortelle... Cordialement.
Miss O
Bonjour Simon, je suis un peu surprise de la virulence de votre commentaire. Pourquoi m'attaquer personnellement au lieu d'attaquer ce que j'ai écrit ? Effectivement beaucoup d'expats ont de petits moyens - j'en fait d'ailleurs partie - mais d'une manière générale, nous sommes quand même plus aisés que les Indonésiens. Je conseille dans ce texte d'éviter justement les signes d'opulence... quand à la mention du garde du corps c’est une simple boutade destinée à mettre un peu d'humour - et à me moquer gentiment au passage de ceux d'entre nous qui ont les moyens d'en avoir - dans un état de fait bien triste... et bien préoccupant. J'ai eu beaucoup de chance de ne pas avoir été blessée contrairement à certaines de mes amies / connaissances qui, elles, l'ont été, et assez grièvement... Pour moi, plaie d'argent n'est pas mortelle... Cordialement.
Miss O
Un commentaire de lecteur sur le billet de Miss O du mois dernier, au sujet d’un vol de sac à main.
Villa, voiture, garde du corps, nounou, i phone. Savez vous qu'il y a aussi à Bali des expatriés qui ont de très petits moyens ? Votre article ressemble à une pleurnicherie de petite bourgeoise fêtarde... Le vol est toujours condamnable mais il est idiot d'afficher son opulence dans un pays pauvre. Si vous adorez tant « votre île », pourquoi n'essayez vous pas de vivre comme la majorité de ses habitants ?
Simon
Villa, voiture, garde du corps, nounou, i phone. Savez vous qu'il y a aussi à Bali des expatriés qui ont de très petits moyens ? Votre article ressemble à une pleurnicherie de petite bourgeoise fêtarde... Le vol est toujours condamnable mais il est idiot d'afficher son opulence dans un pays pauvre. Si vous adorez tant « votre île », pourquoi n'essayez vous pas de vivre comme la majorité de ses habitants ?
Simon

Une personne victime d’une arnaque très classique ici à Bali demande de l’aide et des conseils. Pouvons-nous l’aider ? Ceux victimes d’entourloupes similaires par le passé ont-ils des conseils à lui donner ?
Bonsoir, je viens vers vous car j’ai un problème avec une personne habitant à Bali. Je réside en France. Au mois d’avril 2011, je suis venue à Bali et je suis allée dans un magasin de meubles à Kuta. Le personnel ne parlant pas l’anglais, on fait venir M. Rudie Untung qui travaillait pour une boite de transport fluvial afin de négocier l’achat des meubles et le transport avec lui. Chose faite, nous versons un acompte pour les meubles qui devaient être fabriqués et pour la boite de transport. Tout cela avec une facture du magasin et de la boite de transport. A notre retour en France, M. Untung nous envoie régulièrement des mails avec les photos des meubles pendant leur fabrication. Au mois d’octobre, les meubles enfin finis, M. Untung me demande de faire un virement unique - j’aurai ainsi moins de frais - et il paiera le magasin et la boite de transport. Ce que nous avons fait. En novembre, toujours pas de nouvelles, donc j’essaie de joindre M. Untung, qui ne répond pas. Donc je vois avec le magasin de meubles, où on me répond qu’on se souvient de moi et que les meubles sont toujours dans le magasin, mais qu’eux non plus, ils n’ont plus de nouvelles de ce monsieur. Je joins la boite de transport où on me répond qu’ils n’ont jamais entendu parler de mon transport et qu’ils n’ont eu aucun argent ! Le magasin de meubles n’a pas eu d’argent non plus ! M. Untung a donc gardé tout l’argent pour lui et a disparu ! J’ai porté plainte au commissariat de chez moi et j’attends des nouvelles du parquet. Pouvez vous intervenir ou me conseiller quoi faire ? Je vous joins mon dépôt de plainte et me tiens à votre disposition pour vous donner tous les documents en ma possession prouvant les faits. En espérant que vous pourrez faire quelque chose pour moi car je ne sais plus vers qui me tourner. Dans l’histoire, je n’ai pas de meubles et j’ai perdu 2300 euros. Cordialement.
Mme Calikanzaros Sylvie
vol à l'arraché
Une autre histoire, un larcin commun à tous les endroits touristiques du monde, le vol à l’arraché…
Monsieur le consul et autres lecteurs de la Gazette de Bali, depuis des décennies j’aime à venir et revenir à Bali, j’aime à lire et relire la Gazette de Bali et surtout les histoires pittoresques de Monsieur le consul alors, après bien des réflexions, j’aimerais vous conter mon histoire. C’était le 14 décembre dernier, en rentrant de shopping avec une amie sur notre moto, à deux pas de notre pondok, dans une petite ruelle attenante à la Batubelig, un homme venant à contresens s’est arrêté en nous saluant d’un « hello » et, simplement, a pris mon sac que j’avais malencontreusement attaché à la mob et est parti à toute vitesse. J’ai perdu du temps en essayant de redresser la mob et le poursuivre en vain... Je lui ai laissé 300 euros, un portable, mes lunettes de vue et de soleil... Et surtout maintenant, je suis très en colère car des attaques comme celle-ci se répètent pour ainsi dire tous les jours, car dès que je raconte ce méfait, chacun y va de ses multiples histoires. Je n’ai plus du tout envie de revenir à Bali, j’avais un visa de deux mois mais je vais finir mes vacances en Thaïlande, je m’y sens plus en sécurité. Svp : prévenez les touristes et surtout les femmes à moto qu’il y a du danger, car ces vols à la tire peuvent se finir à l’hôpital. Adieu Bali, snifffff !!!!!!!
Joëlle
Monsieur le consul et autres lecteurs de la Gazette de Bali, depuis des décennies j’aime à venir et revenir à Bali, j’aime à lire et relire la Gazette de Bali et surtout les histoires pittoresques de Monsieur le consul alors, après bien des réflexions, j’aimerais vous conter mon histoire. C’était le 14 décembre dernier, en rentrant de shopping avec une amie sur notre moto, à deux pas de notre pondok, dans une petite ruelle attenante à la Batubelig, un homme venant à contresens s’est arrêté en nous saluant d’un « hello » et, simplement, a pris mon sac que j’avais malencontreusement attaché à la mob et est parti à toute vitesse. J’ai perdu du temps en essayant de redresser la mob et le poursuivre en vain... Je lui ai laissé 300 euros, un portable, mes lunettes de vue et de soleil... Et surtout maintenant, je suis très en colère car des attaques comme celle-ci se répètent pour ainsi dire tous les jours, car dès que je raconte ce méfait, chacun y va de ses multiples histoires. Je n’ai plus du tout envie de revenir à Bali, j’avais un visa de deux mois mais je vais finir mes vacances en Thaïlande, je m’y sens plus en sécurité. Svp : prévenez les touristes et surtout les femmes à moto qu’il y a du danger, car ces vols à la tire peuvent se finir à l’hôpital. Adieu Bali, snifffff !!!!!!!
Joëlle
au sujet d'Anggun
Notre article média du mois dernier qui avait pour thème les petites misères faites à la chanteuse Anggun ces dernières années sur la scène médiatique indonésienne a apparemment été mal interprété par ce que nous devinons être des fans français tombés par accident sur l’article en surfant sur le Net. Ils nous ont envoyé ces messages dans lesquels ils s’expriment de façon pleine et inconditionnelle, de toute évidence la marque des vrais fans !
Article bourré d’erreurs factuelles ahurissantes. Son album « Elevation » (2004) a été certifié 8 x Platine en Indonésie et a généré 3 gros tubes dont « Crazy » qui est devenu un « gold » pour Anggun, encore joué en radio en récurrent. Et « Echoes » (2011) déjà 4 x Platine. Le premier single extrait de ce nouvel opus « Hanyalah Cinta » (version française « Mon Meilleur Amour ») a été classé #1 de l’airplay en Indonésie (septembre dernier). Et si Anggun est si diffusée dans des spots TV pour une marque de shampoing, c’est justement parce que son succès et sa popularité sont au firmament. Bref du journalisme du dimanche...
Antoine
Anggun chantera pour la France à l’Eurovision 2012, mon dieu ?! Mais qu’est-ce que c’est que cette article de merde qui frôle le racisme ??!! Je trouve cet article complètement dégueulasse envers Anggun, qu’est-ce que c’est que cet acharnement ? On dirait un procès ! Si elle est si détestée en Indonésie, pourquoi son concert a été sold out ? Et que son album rencontre un tel succès ??? Critiqué, son départ pour la France ? Au moins, elle a eu l’ambition de partir pour tenter quelque chose de nouveau !
Yao
Article bourré d’erreurs factuelles ahurissantes. Son album « Elevation » (2004) a été certifié 8 x Platine en Indonésie et a généré 3 gros tubes dont « Crazy » qui est devenu un « gold » pour Anggun, encore joué en radio en récurrent. Et « Echoes » (2011) déjà 4 x Platine. Le premier single extrait de ce nouvel opus « Hanyalah Cinta » (version française « Mon Meilleur Amour ») a été classé #1 de l’airplay en Indonésie (septembre dernier). Et si Anggun est si diffusée dans des spots TV pour une marque de shampoing, c’est justement parce que son succès et sa popularité sont au firmament. Bref du journalisme du dimanche...
Antoine
Anggun chantera pour la France à l’Eurovision 2012, mon dieu ?! Mais qu’est-ce que c’est que cette article de merde qui frôle le racisme ??!! Je trouve cet article complètement dégueulasse envers Anggun, qu’est-ce que c’est que cet acharnement ? On dirait un procès ! Si elle est si détestée en Indonésie, pourquoi son concert a été sold out ? Et que son album rencontre un tel succès ??? Critiqué, son départ pour la France ? Au moins, elle a eu l’ambition de partir pour tenter quelque chose de nouveau !
Yao
La réponse de notre chroniqueur des médias indonésiens…
Bien, je vois que quand on parle d’Anggun, ça soulève les passions instantanément. Bravo à elle de déchaîner autant de ferveur de la part de ses fans, c’est bien mérité car elle est sans conteste une artiste extraordinaire dont nous sommes fiers, nous aussi, Français d’Indonésie. Chers Antoine et Yao, permettez-moi d’abonder dans votre sens, Anggun est très populaire ici, comme j’ai écrit dans mon article : « …l’étiquette « go international » lui assure pour l’éternité son statut de diva dans son pays d’origine… » Et vous le confirmez, vous, Antoine, avec vos chiffres détaillés sur ses ventes d’albums en Indonésie. Cet article n’a donc pas été écrit pour contester la popularité d’Anggun auprès des Indonésiens, qui est incontestable, mais pour dénoncer le pseudo procès que lui ont fait certains sur la scène médiatique ces dernières années en raison de son renoncement à la nationalité indonésienne. Aux premiers rangs desquels, ses pairs du show-biz, des politiciens, des officiels et bien sûr les journalistes. Car c’est de cela qu’il s’agit dans cet article de la page média, une rubrique qui existe depuis les premiers numéros du seul journal de langue française d’Indonésie et qui propose de mettre en perspective ce qu’on dit dans les médias indonésiens, ce qu’on dit et comment on le dit. Mais il semble que cet élément essentiel, la raison d’être même de cette rubrique, vous ait échappé. C’est bien connu, l’amour rend aveugle… Sans rancune.
Eric Buvelot
Bien, je vois que quand on parle d’Anggun, ça soulève les passions instantanément. Bravo à elle de déchaîner autant de ferveur de la part de ses fans, c’est bien mérité car elle est sans conteste une artiste extraordinaire dont nous sommes fiers, nous aussi, Français d’Indonésie. Chers Antoine et Yao, permettez-moi d’abonder dans votre sens, Anggun est très populaire ici, comme j’ai écrit dans mon article : « …l’étiquette « go international » lui assure pour l’éternité son statut de diva dans son pays d’origine… » Et vous le confirmez, vous, Antoine, avec vos chiffres détaillés sur ses ventes d’albums en Indonésie. Cet article n’a donc pas été écrit pour contester la popularité d’Anggun auprès des Indonésiens, qui est incontestable, mais pour dénoncer le pseudo procès que lui ont fait certains sur la scène médiatique ces dernières années en raison de son renoncement à la nationalité indonésienne. Aux premiers rangs desquels, ses pairs du show-biz, des politiciens, des officiels et bien sûr les journalistes. Car c’est de cela qu’il s’agit dans cet article de la page média, une rubrique qui existe depuis les premiers numéros du seul journal de langue française d’Indonésie et qui propose de mettre en perspective ce qu’on dit dans les médias indonésiens, ce qu’on dit et comment on le dit. Mais il semble que cet élément essentiel, la raison d’être même de cette rubrique, vous ait échappé. C’est bien connu, l’amour rend aveugle… Sans rancune.
Eric Buvelot
De l'aide pour une famille de Lombok
Une personne émue par les déboires d’une famille de Lombok souhaiterait lui venir en aide. Elle lance un appel…
Je suis française et vis pour quelques mois à Lombok. J’ai rencontré ici une famille qui vit actuellement des moments très difficiles et j’entreprends depuis quelques temps des démarches pour essayer de leur venir en aide. […] Sayuti et Suriah ont 5 enfants dont 2 encore à charge : Pomy, 18 ans et Linda, 8 ans. Ils vivent à Masbagik, dans l’est de Lombok. Comme beaucoup de familles indonésiennes, ils vivent dans une petite maison où ils dorment tous dans la même pièce, qui sert aussi de salon, et ont bien entendu fait un emprunt à la banque pour avoir un toit sur la tête. Il y a peu de temps encore, Sayuti vendait du petit matériel électrique d’occasion et en tirait juste assez de bénéfice pour nourrir la famille.
Les remboursements du crédit ont bien sûr pris du retard et ils commencent à recevoir des lettres de relance qu’ils ne peuvent pas honorer... espérant chaque jour que la petite affaire de matériel électrique d’occasion leur apportera un peu plus, puis un peu plus encore, histoire de se mettre à l’abris avec leurs enfants. Ces derniers temps, victime de vols répétés de la part des employés, la petite entreprise a fait faillite. […] Sayuti n’a pas le choix et, comme ses collègues sans ressource, se retrouve à travailler dans la rue à ramasser les bouteilles en plastique et les papiers. 1 kilo de bouteilles en plastique est revendu ici 12 000 roupies indonésiennes, soit 1 euro (et je vous laisse imaginer le nombre de bouteilles de plastique nécessaires pour atteindre 1 kilo). […] Mais voilà, la banque menace et veut son argent par n’importe quel moyen (environ 4000 euros). […] Bien sûr, il y a les amis et les voisins, mais comme si le malheur était contagieux, plus personne ne leur parle, hormis pour réclamer les quelques roupies préalablement prêtées à la famille pour acheter de la nourriture. […] C’est en accord avec un de leurs fils, Ronie, que je vous écris aujourd’hui. Il a appris ce qui arrivait à sa famille il y a seulement quelques semaines et en a été bouleversé. Ses parents lui cachaient depuis longtemps leurs problèmes d’argent et il n’avait pas été informé non plus de la faillite de l’entreprise de son père. […] Je prends de leurs nouvelles très régulièrement et je sais donc que les choses empirent jour après jour. Ma situation économique ne me permet pas de les aider comme je le voudrais : j’ai deux ou trois fois donné un peu d’argent qui a été utilisé pour payer l’école… […] Je vous remercie sincèrement d’avoir pris le temps de me lire et je reste bien entendu à votre disposition pour toute information que vous voudrez bien me communiquer. Vous pouvez me joindre par mail à l’adresse suivante : cyrielle4284@gmail.com ou sur mon portable au +62 (0)81246443992. Très cordialement et avec toute ma gratitude,
Cyrielle Fayard
Je suis française et vis pour quelques mois à Lombok. J’ai rencontré ici une famille qui vit actuellement des moments très difficiles et j’entreprends depuis quelques temps des démarches pour essayer de leur venir en aide. […] Sayuti et Suriah ont 5 enfants dont 2 encore à charge : Pomy, 18 ans et Linda, 8 ans. Ils vivent à Masbagik, dans l’est de Lombok. Comme beaucoup de familles indonésiennes, ils vivent dans une petite maison où ils dorment tous dans la même pièce, qui sert aussi de salon, et ont bien entendu fait un emprunt à la banque pour avoir un toit sur la tête. Il y a peu de temps encore, Sayuti vendait du petit matériel électrique d’occasion et en tirait juste assez de bénéfice pour nourrir la famille.
Les remboursements du crédit ont bien sûr pris du retard et ils commencent à recevoir des lettres de relance qu’ils ne peuvent pas honorer... espérant chaque jour que la petite affaire de matériel électrique d’occasion leur apportera un peu plus, puis un peu plus encore, histoire de se mettre à l’abris avec leurs enfants. Ces derniers temps, victime de vols répétés de la part des employés, la petite entreprise a fait faillite. […] Sayuti n’a pas le choix et, comme ses collègues sans ressource, se retrouve à travailler dans la rue à ramasser les bouteilles en plastique et les papiers. 1 kilo de bouteilles en plastique est revendu ici 12 000 roupies indonésiennes, soit 1 euro (et je vous laisse imaginer le nombre de bouteilles de plastique nécessaires pour atteindre 1 kilo). […] Mais voilà, la banque menace et veut son argent par n’importe quel moyen (environ 4000 euros). […] Bien sûr, il y a les amis et les voisins, mais comme si le malheur était contagieux, plus personne ne leur parle, hormis pour réclamer les quelques roupies préalablement prêtées à la famille pour acheter de la nourriture. […] C’est en accord avec un de leurs fils, Ronie, que je vous écris aujourd’hui. Il a appris ce qui arrivait à sa famille il y a seulement quelques semaines et en a été bouleversé. Ses parents lui cachaient depuis longtemps leurs problèmes d’argent et il n’avait pas été informé non plus de la faillite de l’entreprise de son père. […] Je prends de leurs nouvelles très régulièrement et je sais donc que les choses empirent jour après jour. Ma situation économique ne me permet pas de les aider comme je le voudrais : j’ai deux ou trois fois donné un peu d’argent qui a été utilisé pour payer l’école… […] Je vous remercie sincèrement d’avoir pris le temps de me lire et je reste bien entendu à votre disposition pour toute information que vous voudrez bien me communiquer. Vous pouvez me joindre par mail à l’adresse suivante : cyrielle4284@gmail.com ou sur mon portable au +62 (0)81246443992. Très cordialement et avec toute ma gratitude,
Cyrielle Fayard
Anna Abate, ex-contributrice italienne de notre défunt journal multilingue « The Communities of Indonesia » souhaite attirer l’attention des lecteurs de la Gazette sur le sort des enfants des rues à Bali.
Chers amis, combien de fois avez-vous été abordé dans la rue par un enfant qui demandait de l’argent ? Combien de fois vous êtes-vous demandé s’il était juste de leur donner de l’argent qui finalement encouragerait leur « carrière » de mendiants ? Combien de fois vous êtes-vous senti assailli d’un sentiment dérangeant ? Voilà venu le temps de mener une action ambitieuse qui portera ses fruits, donner aux enfants des rues de Bali une école où ils pourront apprendre à lire et à écrire, à compter et le plus important, à réaliser qu’il existe un autre moyen de gagner sa vie. Oui, ils le peuvent.
Ils peuvent, avec votre aide, briser le cercle vicieux qui les poussera à envoyer dans l’avenir leurs propres enfants mendier qui eux-mêmes enverront leurs enfants et ainsi de suite, les exposant tous à la même violence, génération après génération. Oui, vous le pouvez. Nous ne cherchons pas seulement à récolter des fonds, nous voulons aussi éveiller les consciences et dans la mesure du possible, inviter les gens à engager un peu de leur temps pour ce projet. Car, une fois l’école installée, nous allons avoir besoin de volontaires pour venir faire la lecture ou partager leurs talents et expériences afin d’encourager ces enfants à prendre leur vie en main.
Ce projet est emmené par l’association Yayasan Kasih Peduli Anak (http://ykpa.org) qui, depuis quelques mois, faisait classe sur la plage mais a dû fermer face à la volonté des autorités de ne plus voir d’enfants des rues sur la plage ! La solution envisagée a été de construire une école attenante à l’orphelinat que gère l’association YPKA dans Denpasar. Nous sommes dorénavant parrainés par Investir à Bali, Rudy Art, Tarita Furniture, Warisan et La Gazette de Bali.
Afin de garantir la transparence de ce projet, une nouvelle rubrique sur le site YKPA lui est dédiée : « ABC, une école pour les enfants des rues de Bali » avec une liste des donateurs et toutes les dernières nouvelles en ligne. Bientôt, nous aurons aussi un nouveau logo et si vous désirez lier votre site internet à ce projet, vous êtes plus que le bienvenu. Bali a tant apporté à chacun d’entre nous, il est temps de faire un geste en retour. Faites-vous un cadeau : offrez une école aux enfants des rues de Bali.
Anna, Coordinatrice volontaire du projet
« ABC, une école pour les enfants des rues de Bali »
Contact à anna_abate@hotmail.com
Chers amis, combien de fois avez-vous été abordé dans la rue par un enfant qui demandait de l’argent ? Combien de fois vous êtes-vous demandé s’il était juste de leur donner de l’argent qui finalement encouragerait leur « carrière » de mendiants ? Combien de fois vous êtes-vous senti assailli d’un sentiment dérangeant ? Voilà venu le temps de mener une action ambitieuse qui portera ses fruits, donner aux enfants des rues de Bali une école où ils pourront apprendre à lire et à écrire, à compter et le plus important, à réaliser qu’il existe un autre moyen de gagner sa vie. Oui, ils le peuvent.
Ils peuvent, avec votre aide, briser le cercle vicieux qui les poussera à envoyer dans l’avenir leurs propres enfants mendier qui eux-mêmes enverront leurs enfants et ainsi de suite, les exposant tous à la même violence, génération après génération. Oui, vous le pouvez. Nous ne cherchons pas seulement à récolter des fonds, nous voulons aussi éveiller les consciences et dans la mesure du possible, inviter les gens à engager un peu de leur temps pour ce projet. Car, une fois l’école installée, nous allons avoir besoin de volontaires pour venir faire la lecture ou partager leurs talents et expériences afin d’encourager ces enfants à prendre leur vie en main.
Ce projet est emmené par l’association Yayasan Kasih Peduli Anak (http://ykpa.org) qui, depuis quelques mois, faisait classe sur la plage mais a dû fermer face à la volonté des autorités de ne plus voir d’enfants des rues sur la plage ! La solution envisagée a été de construire une école attenante à l’orphelinat que gère l’association YPKA dans Denpasar. Nous sommes dorénavant parrainés par Investir à Bali, Rudy Art, Tarita Furniture, Warisan et La Gazette de Bali.
Afin de garantir la transparence de ce projet, une nouvelle rubrique sur le site YKPA lui est dédiée : « ABC, une école pour les enfants des rues de Bali » avec une liste des donateurs et toutes les dernières nouvelles en ligne. Bientôt, nous aurons aussi un nouveau logo et si vous désirez lier votre site internet à ce projet, vous êtes plus que le bienvenu. Bali a tant apporté à chacun d’entre nous, il est temps de faire un geste en retour. Faites-vous un cadeau : offrez une école aux enfants des rues de Bali.
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motard dans la cendre
merapi novembre 2010
face sud du merapi
paysage de désolation après le passage des lahar