Une action contre les nuisances sonores des motos

Un hôtelier part en guerre contre le bruit des motocyclettes à Bali et appelle à l’action coordonnée de sa corporation…
 
 
Chers amis de la Gazette, les inquiétudes quant à la préservation de notre île vont bon train depuis déjà plusieurs années. La qualité de l’eau, la pollution et le tri des déchets sont les exemples les plus sérieux, mais j’ose attirer votre attention sur un autre propos tout aussi préoccupant. Si les motos font partie intégrante du style de vie à Bali, elles restent cependant une source de bruits nuisibles lorsque leurs propriétaires installent ou modifient les pots d’échappement, une action illégale qui ne respecte pas les standards fixés par la loi. Que faire me direz-vous, face à une bête de métal à deux roues ? Chers confrères hôteliers, unissez-vous, unissons-nous pour offrir à nos corps la paix et la quiétude qu’ils méritent. Manifestons-nous et alertons les autorités afin que notre clientèle et nous-mêmes retrouvions la tranquillité balinaise si chère à nos cœurs et dont on défend fièrement les valeurs.



Le bruit incessant cause du stress et des tensions nerveuses, rendons à nos clients leur sommeil et laissons les rêver sereinement… Mobilisons-nous et revendiquons nos droits ! N’hésitez pas à avertir le chef de police ou le banjar et solliciter leurs aides. Récoltez les plaintes de vos clients dérangés par les bruits incessants, contactez Bali Hotels Association et tous autres organismes susceptibles de pouvoir apporter leur appui. Combien d’entre nous devront encore être victimes des commentaires assassins sur TripAdvisor ? Pour ma part, je suis las de voir des motos illégales noircir la réputation de ma villa.



En Indonésie, la loi numéro 36 adoptée en 2009 stipule que la santé est un droit pour tous, à savoir que tout doit être fait en accord pour le bien-être des uns et des autres. À noter également que l’article 6 spécifie que tout individu à droit à un environnement sain en vue d’une bonne santé. De nombreuses lois qui illustrent les dires d’un gouvernement qui se dit « responsable de l’ordre et de la santé et donnant tous les instruments en faveur d’un environnement pour un maximum de santé et de bien-être ». Réagissons, faisons front et déclarons la guerre à cette minorité de motocyclistes qui ne respectent pas la loi !

Jean Pierre Reyes

budi@villabaliasri.com

Agnès Moncamp, stagiaire en entreprise à Villa-Bali.com, a passé plusieurs mois à analyser la situation des déchets à Bali afin de développer une charte de construction et de gestion responsable des villas touristiques sur l’île. Elle nous livre le résultat de ses recherches…
 
Etudiante en école de commerce, j’ai passé 5 mois à développer un projet responsable, « Le GECO », pour Villa-Bali.com. Ce stage m’a permis de plonger un petit peu dans le milieu de l’intrapreneuriat social. En effet, face aux sérieux problèmes écologiques que rencontre Bali actuellement, tous les acteurs privés et publics doivent mettre en place des solutions. Malheureusement à Bali ce qui compte avant tout c’est le nombre de touristes, un nouvel aéroport est même prévu pour en accueillir toujours plus. Il est facilement compréhensible qu’une île de 5637km² accueillant plus de 10 millions de touristes par an rencontre de graves problèmes écologiques.
d’ordures sont produits par jour à Bali, composés à 12% de déchets plastiques, 17% de déchets non-organiques et 71% de déchets organiques. Le problème est que seulement 50% de cet amas est collecté, le reste est jeté le long des routes, au fond des ravins ou dans les rivières. Pas très ragoutant tout ça mais comment faire quand le « service public de collecte » des déchets n’est pas efficace, que le tri ne fait pas encore partie des habitudes, ou encore que l’écologie n’est la priorité de personne, et encore moins des dirigeants ?
 
d’aider les villas que nous distribuons, à mettre en place des pratiques respectueuses de l’environnement. Nous avons identifié pour les propriétaires de villas plusieurs axes sur lesquels travailler : bannir tous les matériaux en plastique, instaurer un système de gestion des déchets, mettre en place des pratiques respectueuses de l’environnement et réduire leur consommation d’énergie par de simples investissements. Nous souhaitons donner toutes les clés aux propriétaires pour les aider à sauter le pas à travers une check-list des habitudes vertes à adopter et un annuaire des entreprises responsables à Bali
 
Pour mettre en place un projet cohérent et réellement utile, il était indispensable de comprendre le terrain dans lequel on évolue. J’ai ainsi passé 3 mois à rassembler des informations et rencontrer des entrepreneurs, activistes et rêveurs afin de comprendre le tissu local, les habitudes de fonctionnement et les alternatives existantes à Bali. J’ai eu l’occasion de faire un tour des décharges légales et illégales des alentours de Seminyak avec Olivier Pouillon, fondateur de The Bali Recycling Company et de l’appli Gringgo, visiter la GreenSchool et le Green village près d’Ubud, participer à une collecte des poubelles avec Eco Bali Recycling, rencontrer des ONG ou des entreprises responsables tel Enviro Pallets... Cela a été très enrichissant et inspirant pour identifier quelles actions mettre en place dans nos villas. Le rapport, en découlant, sur la situation actuelle de Bali est en libre accès. (https://drive.google.com/file/d/0B3p68Wh_jkF2cjRRLWpOOTM3NU0/view)

En amont, une villa doit être responsable dans ses achats en évitant les matériaux en plastique, en mettant en place un système de conciergerie pour les produits d’hygiène (gel douche, shampoing,...), en achetant en gros, en favorisant les produits sans emballages... Pour marquer cette étape, nous fournissons gratuitement au staff des villas des sacs réutilisables « Too cool for plastic », produit avec Keep Bali Clean. Grace à la vente de ses sacs, Keep Bali Clean diffuse des spots publicitaires sur la télévision locale pour sensibiliser les Balinais au danger du plastique. Près de 10 millions de sacs en plastiques sont distribués chaque jour à Bali !
En aval, une villa doit s’assurer que les déchets qu’elle génère sont revalorisés. Les déchets organiques peuvent être compostés ou donnés à des fermiers. Le tri sélectif doit être installé pour permettre aux déchets d’être revalorisés. Il faut ensuite travailler avec un service fiable, comme Eco Bali ou the Bali Recycling Company, pour collecter les déchets, recycler de qui peut l’être et amener dans une décharge sécurisée ce qui ne peut pas l’être. Former régulièrement le staff est primordial pour assurer un bon fonctionnement
Par de simples changements d’attitude ou de simples investissements les propriétaires peuvent économiser de l’énergie mais aussi de l’argent. Des systèmes d’énergie renouvelable (panneaux solaires, pompe à chaleur...) peuvent être installés pour chauffer l’eau par exemple.
Avec une saison des pluies de plus en plus tardive et courte, et la hausse de la demande en eau, il est impératif que les villas gèrent au mieux leur consommation d’eau. Installer un système de récupération d’eau de pluie (gouttières, réservoir...), s’assurer d’avoir une fosse septique, si possible biologique (système avec une pompe à air et des vers), ou encore traiter non-chimiquement la (voire les) piscine(s), comme avec un système de lagunage écologique.
 
Voilà un petit aperçu de ce qu’une villa peut mettre en place pour être plus respectueuse de l’environnement. Pour coller aux attentes de plus en plus de voyageurs, les villas respectueuses de l’environnement seront mises en avant sur Villa-Bali.com, grâce à l’intégration d’un critère environnement à notre système de ranking. Une vingtaines de villas se sont montrées intéressées par le projet et ont déjà entamé les premières démarches !


 
Agnès Moncamp

 
 




(https://drive.google.com/file/d/0B3p68Wh_jkF2cjRRLWpOOTM3NU0/view)

In memoriam Douchan Gersi

Rebondissant sur l’article que nous avions publié en septembre dernier sur l’explorateur, cinéaste et écrivain Douchan Gersi, intitulé « Le plus grand Kecak capturé live par l’aventurier Douchan Gersi », et qui est très probablement le dernier papier publié avant sa disparition début décembre, un de ses amis nous a envoyé ce courrier…
On reconnaît bien là, en effet, l’éclat de Douchan. Je l’ai très bien connu, j’étais dans la désert avec lui pour le film « Tombouctou, Cité interdite », j’étais aussi assistant de Samivel qu’il m’avait fait rencontrer, j’étais avec Douchan à Hawaï... et puis la vie nous a lentement séparés, nous qui étions si proches. Plusieurs fois, nous nous sommes frôlés, j’étais en Haïti lorsqu’il réalisait son documentaire « Faces in the Smoke ». Il se trouve que je m’intéressais aussi au Vaudou à ce moment car j’écrivais ma thèse de doctorat en littérature comparée sur l’émergence du rêve dans la littérature romanesque haïtienne. Et nous ne nous sommes pas rencontrés là-bas. Je ne savais pas ce qu’il faisait. Et lui ne savait pas que j’étais si près de lui... la même chose s’est produite en Inde et nous étions très proches, je travaillais à un livre sur les thés d’altitude vers Kalimpong et Darjeeling... Étrange, déroutante fraternité. Mille fois je pensais à lui et aux paysages que nous avions aimés ensemble... j’ai appris hier qu’il était parti ailleurs, loin, très loin... Salut Vieux Frère. Maintenant, je sais où te retrouver.

Philippe
 

Extrait du courrier du New York Times au sujet des attentats du 13 novembre

« La France représente tout ce que les fanatiques religieux du monde détestent : profiter de la vie sur Terre de plein de petites manières différentes : une tasse de café parfumé avec un croissant au beurre, de belles femmes en robes courtes qui sourient librement, l’odeur du pain chaud, une bouteille de vin partagée avec des amis, un peu de parfum, des enfants qui jouent au jardin du Luxembourg, le droit de ne pas croire en Dieu, ne pas s’inquiéter des calories, flirter et fumer et profiter du sexe hors mariage, prendre des vacances, lire n’importe quel livre, aller à l’école gratuitement, jouer, rire, se disputer, se moquer des religieux comme des hommes politiques, laisser l’inquiétude sur ce qu’il y a après la vie aux morts. Aucun pays sur Terre ne vit sur Terre mieux que les Français. Paris, nous t’aimons, nous pleurons pour toi. Tu pleures ce soir, et nous sommes avec toi. Nous savons que tu riras encore, chanteras encore, feras l’amour et guériras, car aimer la vie est en ta nature. Les forces des ténèbres reflueront. Elles perdront. Elles perdent toujours. »
New-York Times.

A la mémoire des victimes des attentats du 13 novembre à Paris

Pour honorer la mémoire des victimes des attentats du vendredi 13 novembre à Paris, la Gazette de Bali a organisé un rassemblement le lundi 16 novembre à 18h sur la plage de l’hôtel Tugu, Jl. Batu Bolong, à Canggu. Des fleurs et des bougies, avec comme mot de passe : « Fluctuat nec mergitur ». Vous êtes nombreux à être venus pour vous recueillir et partager une généreuse pensée pour les victimes et leurs proches ainsi que propager la paix et l’amour. Cela a résonné dans l’Hexagone, comme en témoigne ces messages de remerciement sur notre page FB…
 
Audrey Pont Wahou ! Bravo smile emoticon
Like · Reply · Message · November 16 at 8:08pm

Philippe Durney MERCI LES AMIS
Like · Reply · Message · November 16 at 8:11pm

Delphine Lemesle Merci heart emoticon
Like · Reply · Message · November 16 at 8:16pm

Stéphane Clément Merci à vous
Like · Reply · Message · November 16 at 8:18pm

Catherine Crombez-Deblaton Merci heart emoticon
Like · Reply · Message · November 16 at 8:26pm

Marie Borgel Merci c’est un moment ou la solidarité à plus que jamais
du sens et de l’importance
Like · Reply · Message · November 16 at 8:26pm

Vanessa Dv Merci Bali
Like · Reply · Message · November 16 at 8:27pm

David Martin Merci Bali !
Like · Reply · Message · November 16 at 8:30pm

Martine Sandrin Merci
Like · Reply · Message · November 16 at 8:47pm

Philippe Drouin Merci Bali !
Like · Reply · Message · November 16 at 8:50pm

Sonia Attrazic Bonin Merci
Like · Reply · Message · November 16 at 9:19pm

Bénédicte Vicario Merci pour ce moment de solidarité à l’autre bout
du monde !
Like · Reply · Message · November 16 at 9:46pm

Sylvie Lang Merci heart emoticon
Like · Reply · Message · November 16 at 10:08pm

Franck Metay pensee solidaire . Vive notre republique
Like · Reply · Message · November 16 at 10:35pm

Audrey Beurel Merci . Bali heart emoticon
Like · Reply · Message · November 16 at 10:42pm · Edited

Sandra Scheinpflug heart emoticon
Like · Reply · Message · November 16 at 10:48pm

Santi Komang Peace love unity
Like · Reply · Message · November 16 at 10:59pm

Magalie Sapin Gaillard Merci Socrate Georgiades de nous avoir permis
de nous réunir.......
Like · Reply · Message · November 16 at 11:07pm

Marcel Luyken Merci Bali.
Like · Reply · Message · November 16 at 11:18pm

Dominique Riom Merci à vous tous heart emoticon
Like · Reply · Message · November 17 at 12:04am

Stéphane Dehedin merci Bali , ( peace & love )
Like · Reply · Message · November 17 at 12:25am

Genevieve Dupré Vive la France et vive Bali
Like · Reply · Message · November 17 at 12:45am

Christine Tersenyum Merci Bali
Like · Reply · Message · November 17 at 12:48am

Emilie Daffis merci Bali heart emoticon
Like · Reply · Message · November 17 at 2:25am

Franck Dingreville Merci pour votre soutien
Like · Reply · Message · November 17 at 4:08pm

Morsure de requin à Sumbawa

 
Nous avons publié dans cette page forum un nombre conséquent de courriers de lecteurs se plaignant des terribles services de santé indonésiens qui, il faut bien le dire, sont parmi les plus déplorables au monde, … Cette fois, sous le titre étrange « Le Galeocerdo Curvier et les infirmières de Sumbawa. Octobre 2015 », nous sommes heureux de passer cette lettre d’un surfeur mordu ravi des soins qu’il a reçus…
 
Pour une première visite à Sumbawa, elle restera mémorable. Si je n’ai plus la Gazette sous la main ou que ma mémoire continue de faiblir, un rapide coup d’œil à mon mollet gauche me permettra de me souvenir des heures intenses vécues à Rantung Bay / Ouest Sumbawa, le jeudi 29 octobre dernier. Quelques précisions sur le titre : le Galeocerdo Curvier ou requin tigre tout d’abord. Le dernier que j’avais vu (de très haut), c’était il y’a plus de vingt ans à Uluwatu. Le suivant, je ne l’ai pas vraiment vu mais bien senti ! Je ramais pour prendre ma dernière vague après une session de surf à Yoyo’s / Rantung Beach quand un choc très violent m’a électrifié la jambe gauche. Une fois rassis (je parle de ma position), la jambe est encore là, pas de fracture apparente mais vu le sang, la taille de l’impact et du trou sous le tibia, l’origine ne fait pas beaucoup de doute.
 
Ma chance : la curiosité du maitre des lieux était manifestement supérieure à son appétit. Je n’étais pas à son gout, tant mieux. Après quelques recherches numériques et échanges avec de vrais connaisseurs de la zone, il est clair qu’il y a de nombreux requins tigres dans cette région et c’est finalement une bonne nouvelle pour l’écosystème local. Avant de passer aux 2 infirmières, quelques mots mais pas plus pour rester poli sur l’attitude lamentable des 2 bule présents. Je les ai alertés et ils sont sortis de l’eau immédiatement. Ont-ils proposé leur aide pour m’accompagner jusqu’à ma voiture qui me paraissait alors inaccessible. Non, rien ! Ils sont restés incrédules, plantés dans le sable à me regarder claudiquer et tituber sur la plage. Lamentable vraiment !

Les 20 minutes de marche et les 30 minutes de conduite qui ont suivi m’ont paru très longues et à n’en pas douter la partie la plus pénible de ma singulière aventure. Aucune rencontre à relater pendant près d’une heure, je me suis senti bien seul et bien loin ! Heureusement, j’avais pour une fois emporté mon téléphone local pour aller surfer, qui plus est chargé. Détail qui compte et je ne l’ai pas regretté ! Grâce à ma moitié, j’avais déjà une escorte motorisée de retour à Maluk pour m’ouvrir la route jusqu’au dispensaire mais aussi amener toutes nos roupies et cartes de crédit au cas où la médecine mercantile ait déjà fait quelques ravages à l’Est de Bali.

J’exagèrerais si je disais que le dispensaire en question se présentait sous son meilleur jour. Des lits rouillés entassés dehors, des nuages de poussière et partout un soleil de plomb. Entrent en scène les 2 infirmières de garde. Prise en charge immédiate dans une salle de soins finalement très correcte. Gestes précis et attentionnés, aucun préalable administratif ni financier si souvent expérimenté sous des contrées soit disant plus « civilisées »… Elles m’ont épargné à n’en pas douter une infection massive garantie et m’ont surtout apporté grâce à leur super travail le réconfort dont moi et ma famille avions bien besoin à ce moment-là. Quelques piqûres et encore plus de points plus tard, il faut passer à l’« administrasi ». Ma douce et tendre a réuni nos billets et pièces, nous nous attendons à tout. En fait de tout, il a fallu beaucoup insister pour payer finalement 200 000IDR traitement d’une semaine compris ! Chapeau bas et mes remerciements éternels, Mesdames.

En résumé : pas de surf ou d’activités à risque en solo, un téléphone chargé, proposez toujours votre assistance et n’attendez pas de vous faire soigner, vous pourrez compter sur les infirmières du dispensaire de Maluk et d’ailleurs.

Pierre L

Lettre au gouvernement indonésien au sujet des feux de forêts



Un lecteur néerlandais de Palangkaraya revient sur les feux de forêts qui ont ravagé sa région ces derniers mois et propose des solutions dans une lettre ouverte au gouvernement indonésien qu’il a déjà envoyée à un quotidien local. Nous la publions…
 
Bonjour gens de La Gazette, je m’appelle Hubert Neys (1954), d’origine néerlandaise mais situé en Indonésie depuis 24 ans. Je suis marié à une femme dayak et vis depuis 3 ans à Palangkaraya, Kalimantan. Récemment, j’ai écrit une lettre (au nom de ma femme, qui a la même opinion) au journal local, le KaltengPos, que vous pouvez lire ci-dessous. Je vous envoie cette lettre parce que je trouve que le débat sur empêcher la fumée d’apparaitre l’année prochaine se concentre sur la situation terrible (c’est vrai) et les plaintes à l’adresse du gouvernement indonésien. Par exemple, dans la Gazette dernière, dans le bon article de Jean-Baptiste Chauvin, il n’y pas de solution à part une plainte et des amendes pour les méchants. Il y a un autre coté et c’est celui de la responsabilité des Indonésiens, et du monde entier, qui n’est pas suffisamment abordée, je trouve. J’y viens dans cette lettre. Naturellement, il y a beaucoup de gens qui ont une opinion là-dessus, comme vous et Chanee peut-être, qui est au milieu de tous les problèmes. Je propose d’ouvrir le débat sur les solutions avec cette lettre.


Lettre au gouvernement indonésien
 
 
Je m’appelle Yuanti et je suis une des victimes de la fumée. Je tousse souvent, j’ai mal à la tête et ma gorge est souvent irritée. Puis, je dois m’occuper tout le temps des enfants qui ne sont pas allés à l’école pendant un mois et ils souffrent aussi de rhume. Je suis pas mal stressée. A part ça, on vit comme les hommes du paléolithique dans notre maison avec les fenêtres fermées, mais la fumée entre quand même. Avec ma famille, on a pensé à une méthode pour empêcher que les problèmes apparaissent l’année prochaine.


1. Le gouvernement indonésien doit changer les lois d’une telle façon qu’il est défendu de brûler les ordures, des champs, des feuilles et du bois, et n’importe quel matériel, sans autorisation/permis du gouvernement. Egalement pendant la saison des pluies. De cette façon, on atteint deux buts : on évite la fumée et les poisons comme la dioxine quand on brûle du plastique. Puis, nos voisins ne sont pas gênés ni empoisonnés par la fumée (même si elle est d’origine organique et pas de la cigarette).

2. Quand il y a du feu, les gens sont obligés de le signaler au gouvernement local. On propose un numéro spécial pour toute l’Indonésie comme le numéro 911 en Amérique.

3. Il doit y avoir un team national qui garde le ciel de l’Indonésie. Quand il y a un feu ou de la fumée n’importe où, grand ou petit, il faut avertir par téléphone. Même s’il est déjà découvert par le Team National du Feu (TNF). Sinon, eux-mêmes doivent directement le localiser et l’éteindre.

4. Quand celui qui a allumé le feu est trouvé, il doit être puni. Mais aussi le propriétaire du terrain doit être puni pour le feu sur son terrain, même s’il ne l’a pas allumé. Cette amende peut être légère parce qu’il n’est pas à l’origine de la faute. L’amende peut être liée à la taille du terrain. De cette façon, les gens vont être responsabilisés pour leur terrain. Et quand il y aura un feu proche de leur terrain, ils seront motivés de le signaler et de l’éteindre très vite pourvu qu’ils ne soient pas obligés de payer l’amende.

5. Côté international, on doit faire un système d’amendes organisé par les Nations Unies quand un pays gène la santé de la population d’un autre pays. Comme deux personnes qui se battent, la police vient en arbitrage pour décider qui a tort. Si l’amende est conséquente, l’Indonésie sera très motivée pour éviter les fumées.
J’espère que ces propositions peuvent aider à protéger les « Droits de L’Homme ».


Yuanti

Association ADEDVIE à Bali


Trois éducatrices d’enfants qui travaillent à Bali dans une école de Tampaksiring lancent un appel à l’aide pour que se poursuive l’action éducative lancée depuis 2001 par l’association ADEDVI, notamment à travers le pourvoi du poste de directeur de cette structure qui va être laissé vacant au milieu de l’année prochaine. Avis aux intéressés…
 
Avec trois diplômes d’éducatrices de jeunes enfants fraîchement obtenus en France, les désirs de partage et de découverte culturelle en tête, nous déployons nos ailes pour concilier tout cela vers une île lointaine : Bali ! Billets d’avion en poche et sacs sur le dos, nous voilà parties pour deux mois de bénévolat au sein d’une école maternelle dans un petit village situé à 15 kilomètres au nord d’Ubud et qui porte le nom de Tampaksiring. « La vie est douce à Bali » nous diriez-vous ! C’est sûr… mais cela n’a pas été notre première motivation. Ainsi, à la recherche d’un quelconque point d’ancrage qui répondrait à notre aspiration : concilier notre nouveau métier avec le voyage et la culture... Eurêka ! L’Association  des enfants des villages d’Indonésie (ADEDVI) répondait à notre vœu : petite association, indépendante et familiale. Nous serions en immersion, au cœur de la vie balinaise pour offrir aux enfants notre envie de partager. 
Les prémices de « Yayasan perkumpulan anak desa » (YPAD), de son appellation indonésienne, voient le jour en 1999 : toujours plus nombreux, des enfants du village viennent régulièrement au domicile de Sandie, la créatrice française d’ADEDVI, pour recevoir de l’aide dans leurs devoirs scolaires. Constatant un réel besoin, ces actions prennent de l’ampleur pour se concrétiser en 2001 par l’ouverture de l’école maternelle « TK Sandie Kresna ». Aujourd’hui l’école accueille une cinquantaine d’enfants âgés de 4 à 6 ans. Gratuite, elle leur offre la chance d’être scolarisés avant leur entrée au primaire. C’est notamment grâce aux parrainages et aux dons, que l’école peut être accessible aux familles balinaises et remplir ses missions.
L’école, actuellement sous la responsabilité de Pak Dewa Nyoman Triyasa et de sa femme Ibu Jero Made Artini, a permis l’ouverture de deux classes encadrées chacune par une enseignante. Comme nous, des bénévoles et stagiaires viennent régulièrement partager avec ces professionnels afin de réunir les connaissances pédagogiques pour accompagner les enfants. A travers l’apprentissage des bases scolaires telles que la reconnaissance des lettres et des chiffres, l’écriture ou les activités manuelles par exemple, les professionnels donnent aux enfants l’occasion de mieux appréhender l’entrée au primaire. En se rendant quotidiennement à l’école de 8 à 10h, ils créent des liens, développant ainsi leur socialisation. Les coutumes de la religion hindouiste sont aussi pratiquées favorisant d’autant plus l’intégration sociale.

La scolarisation des enfants de 3 à 6 ans n’étant pas obligatoire en Indonésie, on peut alors parler ici de véritable chance pour ces familles balinaises. A leur arrivée le matin, les enfants sont rassemblés pour chanter et prier puis sont répartis dans leur classe respective suivant leur âge : 4 à 5 ans pour la classe des petits et 5 à 6 ans pour celle des plus grands. Lorsque les enfants sont en classe, il leur est proposé trois activités de vingt minutes chacune. Ce moment écoulé, les enfants se réunissent pour déguster le « nasi campur » qu’ils ont apporté ; c’est un moment qui laisse apparaître entraide, partage de repas, jeux et rêveries ! Peu de temps avant que chacun ne rentre chez soi, Pak Dewa compte en dessinant une histoire aux enfants. A voir leurs visages, celles-ci sont captivantes !

C’est au cœur de ces matinées que nous participons à la vie de l’école en proposant tous les jours une activité ludique et adaptée à chaque classe. Après quelques semaines passées à l’association, nous décidons de mettre en place un projet favorisant la créativité tout en développant l’autonomie de l’enfant. C’est notamment grâce à des ateliers de peinture proposés chaque semaine, que les enfants laissent peu à peu libre cours à leur imagination. Au fil de ces ateliers, nous varions le matériel et les postures (au sol, assis, debout). Nous avons aussi mis en place un Kamishibaï pour permettre aux enfants de prendre goût à la lecture tout en rêvant. A la manière des théâtres de marionnettes, ce matériel est une méthode narrative japonaise utilisant un cadrant en bois pour compter les histoires.

Progressivement, il se crée un véritable partage avec l’équipe et une complémentarité pédagogique qui permet à chacun d’entre nous de faire évoluer sa vision de l’accompagnement de l’enfant. Le travail mis en place dans cette école est une réelle opportunité pour les enfants de Tampaksiring mais elle semble menacée : après 15 ans de soutien financier et pédagogique, la présidente de l’association basée en France cesse ses fonctions en juin 2016. Or sans ces soutiens, l’école risque de trouver ses portes closes à la rentrée prochaine... C’est pourquoi nous avons souhaité partager avec vous cette expérience enrichissante pour chaque personne croisant la route de cette école.

Si vous souhaitez, comme nous, apporter votre petit grain de riz à ce projet, c’est avec chaleur et simplicité que vous serez accueillis par l’équipe. Si l’envie de faire vivre cette structure éducative s’éveille en vous, sachez qu’ADEDVI recherche une personne compétente pour reprendre ses rênes et la diriger aux côtés de l’actuel directeur. Pour toutes informations supplémentaires, vous pouvez contacter Pak Dewa, le directeur de l’école TK, Sandie Kresna au 081 936 441 570 ou par email à l’adresse suivante : dewatrybali@gmail.com. Vous pouvez encore directement contacter la présidente d’ADEDVI en France, Sandie, à l’adresse suivante : adedvi@free.fr.

Blandine Lejosne, Gwendoline Rodriguez et Elise Tamic
 





Difficulté à retirer de l'argent avec les cartes VISA

Avertis par le patron du restaurant-librairie francophone RendezVousDoux que les Français en séjour à Bali ne pouvaient plus retirer de liquide aux DAB avec leurs cartes Visa françaises début octobre, nous avons lancé l’info sur la page FB du journal. En quelques jours, nous avons reçu de nombreux commentaires dont voici quelques extraits. En cause, la nouvelle technologie des puces EMV…
 
Julien Malod-Guistinati Les banques européennes bloquent désormais les transactions sauf si vous avez pris soin de les avertir de votre séjour... ultra sécurisation !
Like · Reply · Message · October 7 at 1:21pm

Sandrine Larcher Mes clients ont eu ce problème. Dommage ils sont partis ce midi. 2 couples sur 3 n’ont pas pu retirer d’argent après avoir eu très peu de tous petits retraits
Like · Reply · Message · October 7 at 1:35pm

Gilles Recanati Il faut prévenir sa banque avant de partir, sinon risque de blocage car le banquier en France nous a dit qu’il y avait trop de fraude en Asie ......mais cela date déjà d’un an......
Like · Reply · Message · October 7 at 1:39pm

Florence Prestrelle Baudry Aucun soucis lors de notre séjour à Bali (en apparence...) car 15j après notre retour, nous nous sommes aperçus qu’elle celle-ci avait été piratée, contrefaite et qu’un retrait de 3 000 000 rp avait été effectué sur mon compte à Jakarta alors que nous n’y avons jamais mis les pieds!
Like · Reply · Message · October 7 at 1:46pm

Jean Ragouin Mais non mais non ! Le 1 octobre 2015 le système EMV est passé en vigueur et il impose d’utiliser les puces des cartes à puces. La quasi-totalité des distributeurs n’était donc pas à la norme et vu la grande montée du skimming ces dernières semaines tout était bloqué pour les visas sur du withdrawal. Seuls quelques ATM donnent du cash ou alors il faut aller en agence avec le passeport. Le problème devrait progressivement se résoudre.
Like · Reply · Message · 9 · October 7 at 1:48pm

Julie Graindorge J’ai eu le même souci durant mon séjour j’ai dû appeler ma banque qui a débloqué la carte car l’Indonésie est considérée comme un pays à risque pour les banques françaises (rire).
Like · Reply · Message · October 7 at 2:18pm · Edited

Remi Ranguin oui ma cb a été bloquée au bout de 10j, par sécurité, car j’avais retiré dans un dab blacklisté car des copies de Cb ont été faites... ils m’ont demandés de préciser la durée de mon séjour, j’ai demandé l’adresse du dab en ? Pas de réponse. Je pense que c simplement systématique si on ne les avertit pas de notre séjour...
Like · Reply · Message · October 7 at 2:33pm

Sophie Cazorla Plusieurs amis du club Bien à Bali ont eu ce problème depuis une semaine, cela commence juste à ce débloquer, surtout dans les distributeurs de la Permata.
Like · Reply · Message · October 7 at 5:12pm

Jean-Claude Winckler Impossible de retirer quoi que ce soit depuis dimanche, essais avec 4 cartes VISA de 2 différentes banques françaises, dans une dizaine d’ATM de diverses banques... Une employée de la BII dit avoir été prévenue par sa direction que les cartes VISA sont inopérantes. Ailleurs on me dit que le gouvernement les a bloquées en raison du taux de change défavorable pour l’Indonésie 1€ = presque 18000 IDR ... ???
Like · Reply · Message · 1 · October 7 at 6:41pm

Delphine Defretin-Mengelle Je confirme, ma banque m’a dit que c’est Visa qui met des boucliers de sécurité pour lutter contre les fraudes aux CB en Asie. Résultat : rejet de CB pour les retraits dans les banques et pour le paiement par carte ...
Like · Reply · Message · October 8 at 3:51am

Claire Lgll Je confirme encore aujourd’hui et depuis les premiers essais hier ça ne fonctionne toujours pas mais paiement par carte à priori possible... Sauf que plus de liquidité...banque française dit que Visa n’as aucun problème c’est n’importe quoi!!
Like · Reply · Message · October 8 at 11:37am · Edited

Scognamiglio Remi Voici le lien du communiqué au sujet d’EMV : http://www.visa.com.au/.../med.../NR_Au_140213_emv_chip.html
Like · Reply · Message · October 9 at 4:25pm

Malko Linge Mandiri ATM : (normalement) la solution à vos problèmes. On a pu hier y tirer du liquide.
Like · Reply · Message · October 12 at 4:22am
 
Enième épisode des mésaventures médicales telles qu’on ne peut les vivre qu’en Indonésie, ce témoignage d’un lecteur qui a le courage de dénoncer régulièrement dans cette page forum les mille et une escroqueries dont on peut être victime ici. Intitulé « Constat concernant la santé à Bali ou le monde des affaires devrais-je dire ! », ce courrier nous éclaire sur les conséquences financières désastreuses que peuvent avoir sur votre portefeuille ici de simples calculs rénaux…
 
Mal aux reins, diarrhées, testicules douloureux, je n’ai pas besoin d’un diagnostic, car ces symptômes, je les connais par cœur, ils m’alertent très clairement sur ce qui se passe, car, malheureusement, j’en ai souffert plusieurs fois : les calculs rénaux (coliques néphrétiques). Quand je me dirige à l’hôpital, ce n’est pas pour savoir ce qui m’arrive, je veux savoir où sont mes calculs (reins, uretère, urètre…), sont-ils gros, délogeables ou non… etc. ? Certes, je ne suis pas médecin mais aucun docteur ne me connait mieux que moi. Au bout du 3ème hôpital, fatigué d’expliquer toujours la même chose (je veux une écho car je sais que ce sont des calculs), je finis par céder, voir un spécialiste qui demande une échographie et incroyable, il me donne son expertise, ce sont des calculs ! 330 000 IDR de spécialiste (qui découvre et qui me dit ce que je sais déjà) + 550 000 IDR d’échographie. Calculs de 7,7mm dans le rein gauche et de 6,7mm dans l’uretère… C’est grave
docteur ? Apparemment OUI, anesthésie, intervention chirurgicale, 4 jours d’hôpital, médicaments. 1) Lithotripsie extracorporelle, qui consiste à envoyer des ondes de chocs à travers la peau et les tissus, afin de pulvériser le calcul. Pour celui de 7,7mm dans le rein. 2) Urétéroscopie : un endoscope souple est introduit par les voies naturelles afin d’y déloger celui qui est dans l’uretère. Coût de l’opération ou de « l’opération » si vous préférez, 72 millions de roupies ! J’ai vraiment l’impression que l’on me prend pour un imbécile ou plutôt pour un portefeuille sur pattes.
Je vous passe les détails, où en demandant des explications (j’ai la chance de parler couramment indonésien), je réussis à faire « sauter » un CT scan (8 millions) qui en fait ne s’avérait pas nécessaire… etc. OK, STOP, je préfère partir en France, ce sera moins cher, plus sûr et surtout je ne suis pas disposé à donner des dizaines de millions de roupies à des médecins (j’en ai vu 4) qui confondent serment d’Hippocrate et business. Avant de m’envoler, je vais quand même essayer de prendre des herbes traditionnelles (quel est l’Indonésien qui peut et qui va dépenser 72 millions pour se soigner de calculs ?) et on verra bien. Au bout de 2 semaines, je refais une échographie et le résultat est sans appel. Plus de calculs, ils ont tous disparus, évacués dans les urines et moi soulagé.
Les sachets d’herbes (kumis kucing) m’ont couté 120 000 roupies… OUPSSSSSSSSSSSS ! Evidemment, il était bien plus « juteux » pour ces « personnages » en blouse blanche de me faire la totale plutôt que de me conseiller avant de faire une intervention, un essai avec des herbes (médecine traditionnelle) qui peuvent détruire le calcul qui pourra alors passer dans les urines. Je vous avoue, malgré mes 23 années à Bali, que parfois, il m’est difficile de relativiser tant les expériences dans ce beau pays sont pénibles. Soyez prudents, plusieurs conseils valent mieux qu’un, et la naïveté de penser que TOUS les médecins sont animés par le bien-être du patient, vous oubliez !
Pierre
 

motard dans la cendre

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merapi novembre 2010

face sud du merapi

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paysage de désolation après le passage des lahar