Sur un tout autre sujet, on nous envoie cette photo en faisant la suggestion suivante…
Si ça vous intéresse aussi, j’aimerai bien un article sur les élections de Bali à la prochaine parution, il semble qu’il y ait encore des perles à en tirer.
Benjamin Casteillo



La réponse de la rédaction…
Nous nous intéressons de très près aux élections du gouverneur de Bali comme à tout ce qui touche de près ou de loin l’actu socio-politique de l’Archipel mais ce qui nous passionne ne suscitera peut-être qu’un bâillement ennuyé de nos lecteurs. Nous espérons pouvoir publier un article en juin pour rendre compte de l’élection du mois de mai. Concernant les perles que vous mentionnez, dont la présence des Laskar Bali sur l’affiche de l’actuel gouverneur, nous vous renvoyons à l’excellent article qu’a écrit notre collaborateur Jean-Baptiste Chauvin dans notre précédente édition en page 31. Nous nous sommes étonnés aussi d’avoir vu en 2012 à chaque coin de rue, pendant des mois, les présidents et vice-présidents des Laskar Bali s’afficher comme s’ils étaient en campagne électorale ou revendiquer le fait qu’ils avaient participé à la sécurité de Bali au moment de la venue du président Obama. Pas un mot ou une trace dans la presse locale, ce n’est pas difficile de comprendre pourquoi et si vous cherchez vraiment une explication noir sur blanc, nous vous renvoyons au livre
« Snowing In Bali » de Kathryn Bonella dont j’ai fait un compte rendu le mois dernier, il y a une interview d’un patron de presse locale sur le sujet.
Socrate Georgiades
En anglais et volontairement laissé ainsi afin que ce courrier soit lu par le plus grand nombre, l’interpellation d’un jeune issu d’un couple mixte sur la difficulté d’avoir à choisir sa nationalité à 21 ans comme le requiert la loi indonésienne et les obstacles administratifs qui accompagnent ce choix…

Coming at the age of 21, a French dad and a Balinese mum, I had the tough decision of choosing one nationality. Indonesia, like many Asian countries, has lagged behind, disallowing two citizenships. The decision of choosing a nationality is personally tough, understanding Indonesian nationality law is tougher.

On the Indonesian side, though only accepting one nationality, thanks to the undang undang Rakyat Indonesia 6, passed in 2011, children that were below the age of 21 of mixed parents were given the right to a double citizenship. Having to choose their permanent citizenship before turning 21, only requiring a letter stating which nationality they would like to keep and a seal from the foreign consulate.

On the French side, dual citizenship is accepted and in principle poses no problem. However what they don’t tell you is that after choosing a second nationality and in the case that you want to leave your French citizenship, under article 18-1 of the French Civil Code, that you must declare it at least 12 months after.

Here’s the dilemma, on the Indonesian side, I needed a letter stating that I have left my French citizenship. Since my family and I was not told to declare 12 months after attaining two nationalities, the French side would not give me a letter stating that I let go of my French citizenship.

Now here’s the main question, how many out there are in the same situation? What did they do about it? Isn’t it time Indonesia should push for dual citizenship?
Gede Krishna Marco Chieppa
Preuve que le poisson d’avril de notre dernière édition a bien fonctionné, ce courrier d’un lecteur qui, beau joueur, nous autorise à le publier après coup. Précisons enfin que nous avons beaucoup de sympathie pour Gérard Depardieu, ce personnage hors norme qui rentre décidément bien mal dans les cases toutes faites de la France d’aujourd’hui. En tout cas, vous êtes nombreux à avoir mordu à l’hameçon et nous en sommes ravis !

Expatrié vivant et travaillant à Jogja,  je viens de lire le Bloc Notes du dernier N° de La Gazette et je suis atterré de voir que ce journal a consacré une page entière de torchon à Depardieu. Le personnage en lui même est loin d’être ragoutant, un amalgame de gras et de transpiration alcoolisée. Comment votre journal a-t-il perdu autant de temps à interviewer cette personne qui prône, sous le manteau, la prostitution via les massages et les karaokés ? Bali n’a franchement pas besoin de cela, son déclin se fait sans Depardieu. Inutile d’enfoncer le bouchon... N’y a-t-il pas des célébrités plus intègres et cultivées pour célébrer l’île des Dieux ? Quel gâchis, je ne me félicite pas d’avoir lu cet article nauséabond et ne vais certainement pas le recommander. Je ne vous félicite pas, vous faites mieux d’habitude... Pourquoi ce racolage avec un people quasi has been et cette photo immonde ?
Eric Maillard
En relation avec le droit de réponse de Pierre Monégier (France 2) que nous publions ci-contre, ce courrier de l’association des guides francophones de Bali (Himpunan Pramuwisata Indonesia Bali, Divisi Prancis) sur leurs actions pour le nettoyage des déchets en plastique…

Bali Jolie sans déchets en plastique

Allez, on doit réagir... Bali, c’est une île poubelle ? Non, Bali reste toujours une île paradisiaque, une des destinations favorites des visiteurs du monde entier. Nous avons sûrement des problèmes avec des déchets en plastique comme dans les autres pays. Alors, nous ne devons pas laisser notre île envahie par cette mauvaise habitude de jeter des ordures non décomposables directement dans la nature.

L’Association des Guides indonésiens section Francophone de Bali a réagi contre ce problème. En fait, nous avions discuté de ce projet depuis décembre 2012 dans le but de rappeler aux gens que la protection de la nature est de la responsabilité de tout le monde.

Engagés sur cette idée-là, nous avons décidé de commencer par un petit pas en faisant un projet de nettoyage des déchets en plastique au village de Gumung à Karangasem. Ce n’est sûrement pas suffisant mais comme ce problème nous paraît très important, notre but est plutôt d’éduquer les gens sur la préservation de la nature qui nous appartient. Et il faut réagir ensemble.

Nous avons réalisé le projet de nettoyage le 22 février. Ce petit pas est devenu une action importante, car le gouvernement de Karangasem nous a montré aussi qu’il était conscient du problème. En effet, il a racheté tous les ordures en plastiques et nous a informés qu’un tel programme avait déjà été créé depuis quelques années. Il manque juste d’en faire la promotion.

Voilà, nous ne voulons pas que notre belle île, Bali, se transforme en enfer. C’est un paradis et ça restera toujours un paradis.

Nyoman Astina
En relation avec le droit de réponse de Pierre Monégier (France 2) que nous publions ci-contre, ce courrier de l’association des guides francophones de Bali (Himpunan Pramuwisata Indonesia Bali, Divisi Prancis) sur leurs actions pour le nettoyage des déchets en plastique…

Bali Jolie sans déchets en plastique

Allez, on doit réagir... Bali, c’est une île poubelle ? Non, Bali reste toujours une île paradisiaque, une des destinations favorites des visiteurs du monde entier. Nous avons sûrement des problèmes avec des déchets en plastique comme dans les autres pays. Alors, nous ne devons pas laisser notre île envahie par cette mauvaise habitude de jeter des ordures non décomposables directement dans la nature.

L’Association des Guides indonésiens section Francophone de Bali a réagi contre ce problème. En fait, nous avions discuté de ce projet depuis décembre 2012 dans le but de rappeler aux gens que la protection de la nature est de la responsabilité de tout le monde.

Engagés sur cette idée-là, nous avons décidé de commencer par un petit pas en faisant un projet de nettoyage des déchets en plastique au village de Gumung à Karangasem. Ce n’est sûrement pas suffisant mais comme ce problème nous paraît très important, notre but est plutôt d’éduquer les gens sur la préservation de la nature qui nous appartient. Et il faut réagir ensemble.

Nous avons réalisé le projet de nettoyage le 22 février. Ce petit pas est devenu une action importante, car le gouvernement de Karangasem nous a montré aussi qu’il était conscient du problème. En effet, il a racheté tous les ordures en plastiques et nous a informés qu’un tel programme avait déjà été créé depuis quelques années. Il manque juste d’en faire la promotion.

Voilà, nous ne voulons pas que notre belle île, Bali, se transforme en enfer. C’est un paradis et ça restera toujours un paradis.

Nyoman Astina
DROIT DE REPONSE

Pollution à Bali, reportage de France 2

Le lecteur de « La Gazette de Bali » aura peut-être aperçu dans l’édition papier de février 2013 et encore aujourd’hui sur le site lagazettedebali.info un échange entre le rédacteur en chef du magazine Socrate Georgiades et moi-même Pierre Monégier, correspondant de France 2 en Asie du sud basé à New Delhi (Inde). L’objet de cet échange était le reportage que j’ai réalisé avec mon équipe sur la pollution à Bali, diffusé dans le journal télévisé de 20h de France 2 le 9 janvier 2013.

Le caractère de cet échange était privé - envoi d’emails - et à aucun moment le rédacteur en chef de « La Gazette de Bali » ne m’a fait part de son intention de le rendre public, ni avant ni après publication. Ce n’est qu’alerté par une lectrice téléspectatrice que j’ai découvert que cet échange avait été publié, accompagné de ma photo tirée d’une capture d’écran de notre reportage - le tout sans avertissement, sans demande d’autorisation et sans invitation à un débat public.

Ce faisant « La Gazette de Bali » a enfreint la législation concernant le droit à la vie privée (publication d’un email personnel), le droit à l’image (publication d’une photo d’un individu), et le droit de propriété intellectuelle (publication d’une image tirée d’un reportage appartenant à France 2). « La Gazette de Bali » a également commis un acte de diffamation en permettant à deux individus (M. Georgiadès et un certain M. Mans, dans deux tribunes distinctes) de mettre en cause publiquement mon éthique journalistique sans m’inviter à me défendre.

Je n’ai pas l’habitude de me dérober aux attaques, fussent-elle menées à deux contre un et sur des bases tronquées - encore faut-il que ses instigateurs aient la décence (ou le courage) de me prévenir. En tant que journaliste j’accepte le débat et les critiques et répond systématiquement aux demandes, remarques et attaques - pour peu qu’elles soient argumentées. Je n’ai jamais eu la prétention de livrer un reportage parfait et suis toujours désireux d’entendre ce que les téléspectateurs ont à en dire.

En revanche je refuse l’anathème. Pour cette raison, je ne me donnerai pas la peine de répondre aux propos outranciers de M. Mans - les insultes dénotent à mon sens une faillite de la raison et salissent davantage celui qui les emploie, à court d’arguments, que celui qui en est la cible. M. Georgiadès en revanche, malgré les procédés injustifiables décrits plus hauts, aborde des points intéressants que partagent peut-être certains lecteurs de « La Gazette de Bali » - et c’est à eux que je veux répondre.

Bali est confrontée à un sérieux problème de pollution. C’est un fait. Faute de le reconnaître, inutile de poursuivre la lecture : les images n’ont pas été retouchées, les réactions de touristes choqués n’ont pas été mises en scène, le montage n’a pas été excessif - au contraire : des photos plus « trash » encore ont été coupées au montage. Faut-il en parler ? Du point de vue d’un professionnel vivant de près ou de loin du tourisme, c’est néfaste. Du point de vue d’un simple téléspectateur vivant à Bali, c’est inutile. Du point de vue d’un téléspectateur neutre, c’est nécessaire - or c’est ce point de vue (neutre) que doit avoir à l’esprit le journaliste.

Le lecteur de « La Gazette de Bali » vit sur place et connaît donc le problème. Le reste de la planète ne connaît Bali qu’au travers des dépliants publicitaires vantant ses plages paradisiaques à force de photos retouchées. La réalité est différente. C’est notre rôle de le rappeler. Ayant tourné des reportages similaires dans d’autres lieux connaissant les mêmes problèmes (notamment les îles Andaman), je sais que ce sujet est par ailleurs souvent une pomme de discorde... entre les locaux et les personnes arrivées plus récemment.

Qui est responsable ? Dans notre reportage nous prenons garde de souligner « les effets néfastes du tourisme et du développement ». Que certains entendent « touristes » là où nous disons « tourisme », ou « développeurs » là où nous disons « développement », ce n’est pas de notre ressort. Nous donnons la parole à des touristes et des personnes installées à Bali qui critiquent eux-mêmes cette situation, ainsi qu’à un Australien qui tente de remédier au problème. Certains accuseront les autorités, d’autres les hôtels, d’autres les touristes, d’autres encore les locaux.

Cette querelle ne concerne pas notre reportage, qui ne fait que pointer le problème. Pour avancer dans le débat je reste disponible sur Twitter pour échanger avec ceux qui le souhaiteront, dans le calme et le respect des arguments de chacun.

Pierre Monégier
Retour sur le détestable reportage de Pierre Monégier « Bali, l’île poubelle » diffusé il y a quelque semaines au journal du soir de France 2 (YouTube: bali ile poubelles) et qui en a étonné plus d’un par son amalgame tourisme-pollution par les ordures. Un raccourci facile et politiquement correct vu d’un certain angle, mais avant tout fallacieux, et qui dénote surtout le manque de sérieux avec lequel le sujet a été réalisé. Un lecteur nous donne son point de vue…

Bonjour à tous,

je séjourne à Bali un tiers de l’année depuis 25 ans. J’ai vu en France le document de France 2, ma position est intermédiaire entre les « deux camps ». Le reportage a le mérite de mettre au grand jour un problème qui devient effectivement critique à Bali. Il suffit de se promener un peu à l’arrière des jardins, des villages et de ce qui reste de bois et forêts dans le sud-Bali pour voir des décharges par milliers, souvent même dans la mangrove soi-disant protégée. Il est évident que l’immense majorité de ces ordures vient des autochtones, faute d’éducation dans ce domaine ou de service de ramassage public des ordures. Le tourisme pèse certainement pour très peu face à cela, en ce sens le reportage de France 2 a été démagogique en « chargeant » l’activité touristique - même s’il y avait quand même un expat sur un pont pour dénoncer les décharges créées par les habitants. La présence de milliers de sacs plastiques dans l’eau de mer est aussi une réalité, il suffit de monter sur une falaise du sud-Bali pour s’en apercevoir.

Espérons que ce reportage fondé mais trop caricatural servira, avec les autres sur le même thème, à faire prendre conscience aux acteurs du tourisme à Bali qu’ils doivent prendre à bras le corps le problème, avant que l’image de l’île soit durablement détériorée dans le monde.

B. Durand
L’écrivaine Nancy Causse Yoga nous livre également son sentiment sur le sujet de Pierre Monégier pour France 2…

Je voulais revenir sur ce sujet à sensation qui est passé aux infos françaises sur « Bali, île poubelle » (ça devait faire cet effet là étant donné les réactions de mon entourage en France). J’ai trouvé injuste la réaction de Pierre Monégier face au courrier de Socrate qui se faisait le porte-parole de ceux à qui ce sujet fait du tort, à commencer par les Indonésiens. De plus, même s’il y a de gros progrès à faire, le problème de la saleté n’a rien de balinais. Je me souviens encore de ce Mexicain qui m’a balancé sa canette de coca vide quasi sur le pied. 

Nancy Causse Yoga
Et puis, bien sûr, encore une fois la rédaction de la Gazette qui interpelle Pierre Monégier et France 2 sur le bien-fondé d’un tel reportage. A la suite des remarques publiées dans cette page Forum le mois dernier, Pierre Monégier nous a demandé de publier un droit de réponse, mais nous l’attendons encore…

Pierre,

Nous acceptons bien volontiers de publier un droit de réponse du service juridique de France 2, merci de nous le faire parvenir avant le 20 février. J’espère qu’il répondra avec précision et bonne foi à toutes les interrogations soulevées par ton reportage, entre autres :
Pourquoi ce sujet hors actu a-t-il été diffusé dans un journal d’actualités ?
Pourquoi avoir choisi Bali pour parler de pollution plutôt que n’importe quelle autre île de l’hémisphère sud, n’importe quelle autre ville d’Asie du Sud ?
Pourquoi l’amalgame a-t-il été fait entre croissance du tourisme et pollution par les sacs plastiques ?
Pourquoi avoir choisi d’intituler ce reportage « Bali, l’île poubelles » ?

Je voudrais te rappeler une fois de plus que tu m’as sollicité à titre gracieux et à plusieurs reprises pendant de nombreux mois pour préparer un sujet à Bali sur les entrepreneurs français, que jamais il n’a été question de ce sujet sur la pollution, j’ai donc estimé ma confiance trahie.

Si tu m’avais demandé des infos sur ce sujet de la pollution par les plastiques et des pistes pour prendre des images frappantes et sensationnelles, je t’aurais sans doute conseillé de quitter le « camp retranché des expats » pour aller à Serangan, la grande décharge de Bali qui s’étend sur des hectares et sur laquelle vivent de nombreuses familles de chiffonniers, ça se trouve à 20 mn de l’endroit où tu as enregistré ton plateau sur la plage. Je t’aurais aussi sans doute conseillé d’aller interviewer le gouverneur ou le bupati de Badung pour leur demander pourquoi il n’y a toujours pas d’incinérateur à Bali. Si tu m’avais demandé en quoi le tourisme a un impact négatif sur Bali, je t’aurais répondu sans hésiter la circulation, la ressource en eau (non-traitement des eaux usées, captages nécessaires, pollution de la nappe phréatique, surconsommation liée aux hôtels et aux piscines), le développement immobilier déjà désastreux...

Dans un autre registre plus positif, si tu m’avais demandé qui œuvre à Bali pour réduire la pollution, et les initiatives sont innombrables, je t’aurais mis en rapport avec Yuyun de WWF qui a monté une énorme opération en juin dernier de sensibilisation à la biodiversité marine, avec Charlotte Fredouille de Peduli Alam qui tend des filets à travers les rivières, avec les gamins de la Bali Eco Patrol qui tournent en ce moment des clips pour sensibiliser les enfants des écoles à la réduction des plastiques utilisés pour le lunch et les snacks.
Jamais personne ne niera qu’il y a des problèmes de pollution par les plastiques à Bali, nous y sommes confrontés tous les jours et ça nous chavire le cœur. Nous savons aussi qu’il y a moins de plastiques à Bali que dans toutes les autres villes d’Indonésie, ça ne change rien à l’image désastreuse que les plages de Bali offrent aux touristes mais c’est une réalité d’un pays qui s’enrichit et dont les habitants n’ont pas conscience de la nuisance que ça crée pour l’environnement. Il y a encore quelques décennies, ils n’avaient pour emballage que des feuilles de bananier biodégradables. Tu sais très bien tout ça parce que tu vis en Inde et que ce pays ne gère pas non plus les déchets comme le fait la Suède !

« Bali, l’île poubelles », c’est un titre qui nous a tous choqués et qui a des répercussions désastreuses sur l’image de Bali, non pas parce qu’il montrait des plastiques mais parce qu’il énonçait une contre-vérité en faisant l’amalgame entre plastiques et tourisme. Si tu avais pris le temps de rencontrer des spécialistes du sujet, tout le monde t’aurait dit que tu faisais fausse route. A présent, tu te réfugies derrière le service juridique de ton employeur et ta propre avocate, tu parles de diffamation mais pour ma part, je trouve bien étrange que tu puisses en toute impunité réaliser un sujet aussi agressif et caricatural et que tu ne supportes pas qu’on le critique. Nous nous nous estimons bafoués par ton reportage, nous francophones balinophiles et aussi tous nos amis balinais et indonésiens. A bon entendeur,

Socrate Georgiades
De nombreux guides balinais francophones se sont émus des conséquences de ce reportage, de l’annulation de quelques réservations pour les mois à venir et ont tenu à rendre visite à notre rédaction pour s’exprimer sur ce sujet de la gestion des ordures à Bali.

Nous sommes la section francophone des guides de Bali (page FaceBook : guides francophones de Bali) et désirons vous informer de certaines actions que nous menons pour lutter contre la pollution à Bali dans le cadre de notre campagne « Bali cantik tanpa plastik ». Ce à quoi nous sommes confrontés à Bali, ce sont avant tout trois difficultés culturelles : la première, se débarrasser de l’habitude de jeter nos ordures par terre ; la seconde, de payer pour gérer les ordures ; la troisième, de convaincre la population que les ordures du monde moderne sont plus dangereuses pour la santé que les feuilles de bananier que nous utilisions traditionnellement et qu’elles n’ont pas la même durée de vie. Il y a une volonté politique de lutter contre la dissémination des plastiques dans Bali mais la difficulté est la mise en œuvre de la gestion des déchets qui ne peut se faire sans l’assentiment des populations. Voilà pourquoi nous avons monté par exemple avec les autorités de la région de Karangasem une bank sampah (banque publique d’ordures) où nous achetons les ordures aux habitants. Ces ordures sont ensuite envoyées à Java pour y être recyclées. Nous en avons aussi profité pour nettoyer avec les banjar concernés les villages touristiques de Kastala, Gumung et Tenganan où nous emmenons nos touristes faire de beaux trekkings dans les rizières. Nous espérons organiser pour le Jour de la Terre au mois d’avril une grande action de nettoyage, peut-être qu’il y aura des gens intéressés dans votre communauté pour vous joindre à nous, la Gazette de Bali nous a promis de vous tenir informés de nos actions.

Himpunan Pramuwisata Indonesia (HPI) Bali divisi Prancis

motard dans la cendre

motard dans la cendre
merapi novembre 2010

face sud du merapi

face sud du merapi
paysage de désolation après le passage des lahar