Expatrié et victime de la banque Crédit Mutuel

Quand une banque use et abuse de son pouvoir !

 

La narration ci-dessous est vraie, difficile à croire tant le Crédit Mutuel accumule tellement d'erreurs et de maladresses, et ce d'une façon aussi imbue et dénuée de tout sens commercial et/ou tout simplement de valeurs humaines et professionnelles.

 

Client de cette banque depuis plus de 25 ans, sans ne jamais avoir eu le plus petit problème, incident ou contentieux quel qu'il soit, je me vois jeter dehors comme un vulgaire voyou de cette banque.

 

Expatrié depuis plus de 20 ans en Indonésie, j'ai conservé un compte bancaire en France.

 

Quand je demande le plus simplement du monde de procéder à un transfert de mon compte personnel (France) à mon compte personnel (Indonésie), je suis loin de me douter de la suite des événements !

 

Le Crédit Mutuel me demande d'abord d’où provient cet argent sur mon compte (on ne parle pas de millions mais de quelques milliers d'euros)….Ce que je peux comprendre et je m'exécute avec réactivité en leur fournissant toutes les explications nécessaires.

 

La réponse à mes explications sera irréelle :

Après avoir donné les éléments sur un transfert de fonds sur mon compte, "Ma conseillère bancaire" me réponds, je cite :

1.     <<...Suite aux explications que vous me donnez quant au virement de Mr. XX……, pourriez vous me fournir les justificatifs, relevés de compte courant  en Indonésie...>> puis elle ajoute ………

2.     <<.…de même, je m'interroge sur une éventuelle explication :http://……..>> avec le nom du site de la société indonésienne, de mon épouse Indonésienne, en Indonésie ???? INCROYABLE !

 

Cela sous-entend quoi ? 

Comment vous, expatriés ,réagiriez vous dans un cas similaire ? 

Faudrait il que je fournisse mon agenda journalier, et que j’ouvre mon domicile aux enquêteurs ??

Parce que nous sommes des expatriés nous serions tous des personnes douteuses ?? .

C’est la vermine qui quitterait  la France pour se faire du fric au noir ?? 

Ne peut-on  pas considérer que la très grosse majorité sont des gens très bien, qui ont eu le courage de partir en prenant tous les risques ??

Qui font honneur à la France ??

J’aurais quoi à cacher, toutes mes affaires au jour le leur création, sont inscrites au Registre du Commerce d’Indonésie, elles sont toutes publiées sur Internet, sur les réseaux sociaux, et lues par des milliers de personnes, car je n’ai rien à cacher, nous payons nos impôts et taxes et je ne permets personne de douter de mon honnêteté.

 

Quelle intrusion, quelle suspicion, quelle curiosité déplacée voire malsaine !!!

 

Je reste sans voix…Ai-je à faire à mon conseiller de banque ou à un fonctionnaire des impôts du fisc ou encore des renseignements généraux…..???

Ai-je un casier judiciaire, suis-je un terroriste, un escroc, un trafiquant de drogues ou d'armes, suis-je fiché comme faisant du blanchiment d'argent, du détournement de fonds, ou que sais-je encore !!

Non, je n'ai pas de comptes offshore en Suisse, au Luxembourg, dans une ile Caribéenne, à Singapour ou à Hong-Kong !

 

Avec mon épouse nous travaillons plus de 16 heures par jour, 7 jours sur 7 et 365 jours par an et ce depuis 14 ans.

L'argent que nous gagnons jusqu'au dernier centime d'euro n'est le fruit que de notre dur labeur, de notre ténacité de notre persévérance et de notre honnêteté sans faille.

 

Je répond donc à ce courriel inquisiteur, en exposant très clairement mon agacement et mon étonnement face à ces questions qui n'ont absolument rien à voir avec mon transfert et MON argent que je veux virer sur MON compte.

Hé bien, mal m'en a prit car je reçois un courriel 3 jours après qui m'informe que MA banque (Crédit Mutuel) va mettre un terme à nos relations contractuelles et ce d'un façon unilatérale dans un délais de 60 jours irrévocables !

 

À ma grande surprise, suite à cette sentence arbitraire, je demande, légitimement, par 7 fois (4 courriels et 3 LRAR) le motif de cette décision…car client depuis 25 ans dans cet établissement, sans ne jamais avoir commis le plus petit incident bancaire, quelle faute ai-je pu avoir commis pour recevoir une telle sanction !

La réponse (qui n'en ai pas une) sera toujours aussi arrogante de la Responsable relations clients :

Je cite : <<…dans la mesure où, chaque partie peut mettre un terme à la relation sans obligation de motiver sa décision...>>

 

VOUS, expatrié(e)s , comme je le suis, sachez que vous avez quand même le droit (et le devoir) de porter devant le sénat (avec l'aide des conseillers consulaires représentant les Français établis hors de France auprès des ambassades et des consulats et élisant les sénateurs des Français de l’étranger.) ce genre de contentieux.

 

Pour ma part j'ai aussi écrit aux ministres: Michel SAPIN, Arnaud MONTEBOURG et fleur PELLERIN, afin de leur transmettre les éléments de mon dossier ainsi que la teneur de  mes doléances (argumentées de preuves irréfutables et indiscutables), car même si le pot de fer est arrogant et se sent intouchable, le pot de terre va quand même défendre ses droits les plus fondamentaux, à moins que depuis mon absence,  la France soit devenue une république bananière et un régime dictatorial…ce dont je doute !

 

Ne parle-t-on pas de la France comme étant le pays des droits de l'homme :Liberté - Egalité - Fraternité ….!!!

 

En tout cas ce n'est pas parce que je suis victime d'une banque (Crédit Mutuel) à la politique commerciale très discutable, que je ne continuerai pas de faire honneur à mon beau pays et de participer activement et honnêtement, comme la plupart d'entre nous, investisseurs et travailleurs à l'étranger, à l'image, à la notoriété et au rayonnement de la France.

 

Certes je suis expatrié, et peut-être sans intérêt pour une banque comme le Crédit Mutuel, mais je suis fier de mon statut et je trouve ma situation et mon travail tout à fait honorable.

 

Pierre

A Bali tous les espoirs sont permis et les faux-espoirs aussi

Sous le titre : « A Bali tous les espoirs sont permis et les faux-espoirs aussi », un témoignage non signé sur l’affaire 3V Vivalavi qui est désormais apparue dans plusieurs journaux en France après un dépôt de plainte d’une partie des investisseurs…

L’affaire étant entre les mains de la justice, je souhaite rester anonyme. Environ deux cents Français ont cru faire un investissement très rentable et apporter leur contribution à l’amélioration de l’infrastructure hôtelière de l’île de Bali en finançant la construction d’un éco-resort et d’une éco-maison d’hôtes de 8 bungalows dans l’ouest de Bali à Rening-Bay, province de Cupel et proche de Negara. Les produits d’investissements proposés concernaient l’acquisition de parts de SCI (Société Civile Immobilière) ou d’un bien immobilier de 75 000 à 620 000 € ou encore de prêts à la société 3V Vivalavi pour soutenir le projet. Les sommes en jeu, réclamées par les clients trompés, avoisineraient les 20 millions d’euros. Sur le papier tout semblait magnifique : technologie de pointe, respect de l’environnement, toits végétaux, implication des populations locales… Tout pour susciter le rêve : rendements juteux en comparaison de ceux du marché locatif français  (de 8 à 12% par an et même, dans certains cas, jusqu’à 60% de la mise initiale sur 3 ans) avec 0 impôt en France car (supposé) déjà payé en Indonésie par 3V Vivalavi. Déjà, un resort à Kerobokan, dans la banlieue de Denpasar, avait été construit dans les années 2003-2007 et était fonctionnel. En fait, il ne servait que de « vitrine » pour attirer les investisseurs potentiels. Pour donner confiance aux investisseurs, les intérêts étaient, pour un temps, plus ou moins régulièrement versés. Bien vite, ces mêmes investisseurs étaient sollicités pour verser encore plus d’argent au travers de nouveaux achats à Rening Bay (ou pour convertir leurs contrats de prêts, arrivés à terme, en acquisition immobilière). Cette manœuvre évitait ainsi à 3V Vivalavi de devoir  rembourser en faisant miroiter là aussi et selon les cas, une (fausse) défiscalisation des gains perçus. La plupart des futurs investisseurs, attirés de façon trompeuse dans des salons type Zen, Bio ou Santé & Bien-être à Paris, étaient recrutés pour des stages collectifs de développement personnel.




Ces formations étaient animées par les dirigeants de 3V Vivalavi, Franck et Eric Girardot ainsi qu’André Pitra et avaient pour objet l’équilibre émotionnel, matériel et physique de l’individu. Les candidats au coaching se trouvaient pour la plupart à un moment charnière de leur vie et recherchaient des raisons de mieux vivre leurs potentiels. Le coaching était en fait plutôt proche de la manipulation mentale. Il était promis aux personnes de « vivre pleinement leur vie » et « d’acquérir la liberté financière ». Un bilan financier était même offert gratuitement à ceux qui acceptaient de suivre un stage, finalement payé au prix fort. Le résultat du bilan était très orienté pour fortement inciter à investir dans les sociétés de 3V Vivalavi, toutes détenues par les frères Girardot à Bali d’où de nombreux conflits d’intérêts. Un minimum d’éthique professionnelle n’était même pas respecté. Le titre de CGP (Conseil en Gestion de Patrimoine) a été sciemment  usurpé, la soumission pourtant obligatoire aux organismes de régulation de cette profession n’avait pas lieu, les règles professionnelles liées aux démarchages financiers ont été violées et l’adhésion auprès d’organes de contrôle des règles déontologiques du coaching et du métier de coach n’était pas de mise.



Pour acquérir « la liberté financière » tant promise, les investisseurs devaient se débarrasser, le cas échéant, de leur(s) propriété(s) immobilière(s) en France, afin de se libérer de toutes contraintes. Plusieurs y ont cru. Ils ont vendu leur logement ou une habitation reçue en héritage. Or, actuellement, les intérêts promis par 3V Vivalavi ne sont plus versés depuis mars 2014. En conséquence, certains ne peuvent plus payer leur loyer et d’autres en sont réduits à devoir dormir dans leur voiture ou chez des amis. Malgré la révolte et un dépôt de plainte de la moitié des investisseurs, le trio ose parler « d’un plan de sauvetage » qui ne sert qu’à sauvegarder leurs intérêts (salaires, frais, honoraires d’avocat, remboursement de dettes, etc.) et à faire patienter les plaignants. Ce plan ne peut être viable pour un temps que si les 3 compères continuent à emprunter des fonds. Ce recours ne devrait pas se réaliser par les investisseurs actuels qui sont déjà échaudés et surtout qui sont plutôt
« à sec ». « Nous ne vous demanderons pas un centime de plus », déclarent en cœur Franck et Eric Girardot à leurs clients. Dans ce cas, vont-ils se tourner vers d’autres victimes sur de nouveaux salons ou par le biais du marketing Internet ?



L’activité coaching représente « une vraie mine d’or » pour les arnaqueurs de toute sorte en quête de pigeons à plumer. Dans un monde très désorienté, car ayant perdu ses vraies valeurs, et ce, tout particulièrement en Occident, profit et consommation excessive sont devenus, hélas trop souvent, les motivations principales d’exister et de vivre. C’est donc pour mettre en garde et attirer la vigilance que beaucoup d’investisseurs ont décidé de porter plainte car ils savent malheureusement que recouvrer leurs économies sera difficile. Déjà le resort de Kerobokan a été construit en grande partie par d’anciens investisseurs de la première décennie de l’an 2000 qui, malgré un dépôt de plainte, n’ont guère obtenu satisfaction. Si les compères ne peuvent pas recourir au système bancaire classique pour financer leurs projets, il y a sans doute de très bonnes raisons… En effet, toute société française (même si elle est à but non lucratif, loi de 1901) est tenue de présenter annuellement un « bilan » et un « compte de résultats ». En cas de contrôle fiscal, ce sont ces deux comptes qui font partie du plan comptable officialisé en France, qui permettent de jauger la qualité financière d’une société : ses actifs (+) et ses passifs (-) et aussi ses charges (-) et produits (+). Tout responsable des prêts de société dans une banque vérifie toujours les actifs et les produits avant d’accepter un quelconque prêt. La valeur morale du dirigeant - surtout son honnêteté - est aussi soigneusement étudiée. Pourquoi les  dirigeants de  3V Vivalavi, n’ont-ils pas fait appel à une banque pour obtenir un prêt leur permettant de réaliser leur projet ? Ils avaient tout à y gagner puisque le taux d’intérêt d’une banque est encadré par des lois strictes tant pour les particuliers que pour les sociétés. S’il est trop élevé, on parle alors de taux usuraire, c’est-à-dire illégal. Leurs différents projets auraient été beaucoup moins coûteux, ils avaient donc tout à y gagner. Mais voilà, les banquiers sont des professionnels, ils auraient très rapidement soupçonné une escroquerie, alors qu’un simple quidam sans grande expérience n’y voit a priori que du feu : donc les frères Girardot avaient parfaitement conscience de leurs actions délictueuses.



Bien que le coaching soit aussi orienté sur la meilleure façon pour un particulier de gérer et d’optimiser son budget familial, il apparait très clairement que, Eric Girardot, responsable du pôle finance des sociétés 3V Vivalavi, ne sait pas tenir correctement les comptes de la compagnie. Il ne sait parler que de dettes, d’emprunts et il entretient un savant amalgame entre les différents investissements et les sociétés françaises et indonésiennes du groupe qui sont chapeautées par une holding à Hong-Kong. Or, il apparait que l’argent investi dans des formules de prêt par les investisseurs a été utilisé à d’autres fins (fitness, besoins personnels, etc.) que pour la réalisation des constructions à Rening Bay. Aujourd’hui, les villas ne sont, par conséquent, pas construites y compris pour les investisseurs qui pensaient les avoir acquises par contrat de vente, contrats qui se révèlent en plus illégaux... La loi française précise pourtant bien que tout prêt pour un service bien précis ne doit, en aucun cas, être détourné de son but initial. Dans le cas contraire cela s’appelle de l’escroquerie et du recel et cela est susceptible d’être puni de plusieurs années de prison. Le total des sommes engagées pour le seul futur resort de Rening Bay a été évalué par un professionnel à 10 fois son coût réel… Les différents comptes présentés par les sociétés 3V Vivalavi (Vivalavi France, Vivalavi Finances, 3V Fitness, 3V Kerobokan…) et sa holding de Hong-Kong ne sont que poudre aux yeux et n’ont rien de professionnel. Le complexe hôtelier du groupe 3V à Kerobokan a été vendu par les frères Girardot dans un contexte sulfureux car sans l’accord des investisseurs français qui en étaient les propriétaires. Cela est rendu possible puisque ces contrats n’ont en fait aucune valeur légale ni en France ni en Indonésie... Franck Girardot, Eric Girardot et André Pitra continuent leurs activités qu’ils promotionnent sur Internet, pour l’instant en toute égalité. Il devient indispensable que les pouvoirs judiciaires et financiers français et internationaux prennent la mesure de ce comportement inacceptable et qui est déjà qualifié d’escroquerie à la Madoff par l’AFP, dans plusieurs journaux et hebdomadaires français (Nouvel Obs, Le Journal du Dimanche, Le Parisien, le quotidien « 20 Minutes ») et aussi à la radio (RTL, France Info).

Une soirée qui tourne mal

Sébastien et Marie sont venus pour des vacances. Initialement, ces deux jeunes Français avaient prévu de rester un mois à Bali… Mais après seulement quelques jours, leur soirée dans le plus grand établissement nocturne de Kuta tourne mal…
Nous étions 3 amis, deux filles et un garçon au 3eme étage du Skygarden. Nous buvions quelques verres et fumions une chicha pendant le match de foot France-Nigeria. Tout se passait bien jusqu’à ce que mon amie Stéphanie se sente mal (elle avait pourtant bu seulement 2 verres de cocktails vodka-Redbull) et se mette à vomir sur le sol. Des hommes de la sécurité sont alors venus nous demander de quitter les lieux dans l’immédiat. Sébastien, notre ami leur a demandé de nous accorder 20 minutes,  le temps que Stéphanie reprenne ses esprits mais ces derniers  n’ont pas accepté. Sébastien a donc essayé de la porter mais Stéphanie s’est énervée contre les hommes de la sécurité…

On a tout de même décidé de quitter les lieux et commencé à prendre les escaliers quand un homme habillé tout en noir, lampe-torche à la main, a saisi violemment Stéphanie par les cheveux.

Elle s’ est débattue et il lui a donné un coup de poing dans le nez. Elle est tombée par terre et s’est mise à saigner abondement du nez. Etienne a saisi l’homme en noir et essayé de le calmer mais 3 autres hommes de la sécurité sont intervenus. L’un d’eux a donné un coup à Sébastien et a brisé son genou. Il est tombé par terre avant de se faire ruer de coups par les trois hommes. J’ai essayé de les arrêter et de les séparer mais j’ai également reçu un coup de poing sur la tête.

Pendant ce temps, mon amie Stéphanie, couverte de sang, pleurait et tentait d’utiliser son téléphone  avant qu’un des hommes s’en aperçoive, le saisisse et le jette. Il a ensuite donné de nouveau des coups de poings sur la tête de Stéphanie. Puis il l’a saisie par les cheveux et l’a tiré dans les escaliers...

Pendant ce temps, Sébastien, à terre, criait aux hommes d’arrêter mais ces derniers ont continué de le frapper sur la tête et sur son corps.

Résultat : une rotule déboîtée, des ligaments déchirés,  immobilisation totale pendant au moins 6 semaines,  aucune activité sportive pendant au moins 6 mois, et rééducation pendant 1 an.

Nous sommes allés porter plainte à la police et une fois à l’hôpital, Sébastien a reçu des messages du propriétaire du Sky Garden qui lui présentait ses excuses. Nous avons contacté une personne spécialiste du droit indonésien pour savoir si nous pouvions aller devant la justice. Cette dernière nous la fortement déconseillé. Sébastien a été rapatrié en France au plus vite.

Marie

Ces affairistes en blouse blanche

Intitulé « Ces affairistes en blouse blanche », cette lettre d’un lecteur sur un énième épisode des incroyables aventures médicales que l’on peut vivre à Bali… Quand on sait que le gouverneur a souvent manifesté son intention de faire de Bali une destination de « tourisme médical », doit-on y voir là les premiers effets ?


Depuis 22 années d’expatriation à Bali, l’évolution anarchique des prix dans tous les domaines n’a plus de limites. Après avoir subi une opération sur Lombok, hôpital moderne, service parfait et qualités des soins au standard international, le chirurgien m’explique que je devrais changer mon pansement tous les jours…. D’ailleurs, du vendredi au lundi, pendant 4 jours, avant mon retour sur l’île des Dieux, ce docteur exécute la tâche avec dextérité et facilité… 10 minutes suffisent à accomplir ces soins. De retour sur Bali, patient (client) depuis de nombreuses années à SOS International (entreprise française), c’est dans la logique des choses que je me dirige vers cet établissement sur la by pass Sanur afin de changer mon pansement ! Quelle ne sera pas ma surprise quand au bout de 5 minutes, pansement réalisé, d’ailleurs d’une façon très moyenne et approximative, je me dirige vers la caisse… Oupssss ! 1 189 950 roupies pour un changement de pansement le plus basique et le plus facile qui soit, et ce en 5 minutes ! L’impression de passer pour un pigeon et une vache à traire, la pilule est dure à avaler et bien loin du précepte d’Hippocrate pour lequel un médecin doit prêter serment ! Je vous engage très fortement à bien choisir l’établissement qui se chargera de vos soins, car la note peut s’avérer salée en dehors de toute logique ! Pour info, mon épouse, qui n’est pas infirmière, s’est chargée de la tâche : changer la gaze, le sparadrap, un peu de Bétadine, le tour est joué, coup de l’opération : 70 000 roupies ! Bénéfice de SOS International = 1700 % Waouuuh !!! Bon job ! J’ai manqué mon orientation professionnelle, j’aurai du être « changeur de pansement » au coût horaire de 14 794 000 roupies ! Restez en forme ou soyez riche !


Pierre
RESULTATS DES ELECTIONS DES CONSEILLER​S CONSULAIRE​S

A Jakarta :

Mieux Vivre l’Indonésie : 60 voix

Union de la Droite Républicaine : 46 voix



A Bali :

Mieux Vivre l’Indonesie : 24 voix

Union de la Droite Républicaine : 53 voix



Vote par Internet :

Mieux Vivre l’Indonésie : 85 voix

Union de la Droite Républicaine : 77 voix



Total :

Mieux Vivre l’Indonésie : 169 voix (49%)

Union de la Droite Républicaine : 176 voix (51%)



Il y a eu 353 votants : 345 exprimés, 2 nuls, 6 blancs soit 15,8%, ou 84,2% d’abstention.



Il y avait 3 sièges à pourvoir :

Mieux Vivre l’Indonésie, 1 élu (Jacques Luçon)

Union de la Droite Républicaine, 2 élus (Alain Pierre Mignon, Hélène Le Touzey)

pas de KITAS pour les moins de 25 ans et les plus de 55 ans

Izin Kerja, KITAS, KITAP, ce qui change… Alertez par une lectrice de changements sur l’obtention des Kitas, notamment sur l’âge requis, nous avons demandé au nouveau conseiller consulaire récemment élu Jacques Luçon de nous éclairer. Voici ce qu’il nous dit…

Les permis de travail permettant l’obtention de permis de séjour temporaires (KITAS) viennent de subir une nouvelle règlementation dont voici quelques mesures.

Les services du ministère du Travail et de la direction de l’Immigration ont établi que désormais la délivrance des « izin kerja » et des « KITAS » associés ne se feront que pour les étrangers ayant au moins 25 ans et au plus 55 ans.

Au-delà de 55 ans, il y a 2 cas de figures :

- La personne étrangère est mentionnée dans les actes de la société (PMA) comme président, directeur ou un des directeurs, elle peut toujours obtenir ces 2 permis et peut également accéder à un permis de séjour permanent (KITAP) à la place du KITAS. Il faut pour cela avoir été titulaire d’un KITAS pendant 5 ans. C’est notamment le cas pour ceux qui investissent en Indonésie.

- La personne étrangère de plus de 55 ans dont le nom ne figure pas dans les actes de la société, pourra obtenir « izin kerja » et « KITAS » pour une période de 6 mois. Après la période de 6 mois, elle devra sortir d’Indonésie avec un « Exit Permit Only » (EPO). Il n’y aurait pas de limite au nombre de renouvellements possibles par période de 6 mois…



MAIS : pendant la période de 6 mois, le détenteur d’un tel permis de travail et d’un tel KITAS, ne pourrait pas sortir du territoire indonésien sous peine d’annulation de son permis de travail et de séjour (KITAS).

Il est important de savoir que ces mesures ne concernent pas les étrangers dont le permis de séjour permanent (KITAP) est sponsorisé par leur conjoint indonésien ou par un parent (père ou mère) indonésien.

Jacques Luçon

Premier compte-rendu de l’initiative « Keep Bali Safe » et première synthèse des témoignages du formulaire à remplir sur les agressions.

Bonjour à tous,

Depuis le mois dernier et la terrible agression de Valeria, transportée en Italie mais toujours dans le coma, Kimmy, une jeune coréenne de 19 ans résidente ici depuis toujours, a trouvé la mort le 17 mai dernier en tombant sur la route après qu’on lui eut arraché son sac. Le voleur court toujours.

Merci à tous d’avoir répondu à notre questionnaire agression. Malheureusement, les 35 réponses reçues ne permettent pas d’établir des statistiques très fiables mais leurs résultats méritent quand même qu’on s’y arrête.

Les deux tiers des agressions et cambriolages n’ont pas été signalées à la police et une seule sur 35 a été déclarée auprès du consulat ! C’est sans doute ce manque de déclarations à la police qui fait que les autorités n’ont pas pris la mesure de la montée des agressions. Nous vous invitons donc dorénavant à faire l’effort de vous rendre à la police pour établir une déclaration, quel qu’en soit le coût et les désagréments occasionnés.

Par ailleurs, nous avons eu la confirmation que presque tous les vols à l’arraché et agressions ont été commis contre des femmes et certains mêmes contre des couples en train de rouler sur la Sunset de nuit.

Enfin, à la question : « Avez-vous le sentiment que la sécurité se dégrade à Bali ? », tous les sondés sans exception ont répondu par l’affirmative.

Par ailleurs, on observe de nombreuses initiatives depuis la mort de Kimmy mais rien n’a encore été unifié. Dans la mesure où nous sommes en période d’élection et où les étrangers n’ont pas le droit de manifester sur le sol indonésien, il faut être extrêmement vigilant à éviter de trop s’exposer. Ce problème d’insécurité concerne aussi les femmes indonésiennes, il faut impérativement ne pas limiter ce combat à la défense des femmes étrangères, résidentes ou de passage. Attention aussi à ne pas céder à l’attrait du développement de milices privées et à une justice expéditive qui pourrait précipiter la mort d’innocents. La sécurité est l’affaire de beaucoup d’instances en Indonésie. Il serait souhaitable que la police s’en charge, que l’affaire soit portée devant le gouverneur et que les différents banjar des zones touristiques fassent des rondes et surveillent la nuit comme ça se passe partout ailleurs en Indonésie à travers les pos kamling.

N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques en écrivant à keepbalisafe@gmail.com


Solen est une jeune Anglaise de 20 ans. Elle vit avec sa famille à Bali depuis plusieurs années. Elle aussi a été victime d’agressions, deux fois en six mois il y a maintenant deux ans, alors qu’elle rentrait chez elle à Berawa. Elle témoigne.
Un samedi soir, vers 1h du matin, je rentrais à la maison avec mon frère. Nous avons décidé d’emprunter la route de Batu Belig. Je roulais devant lui et un homme me suivait. Il était très près de moi, mais je ne me suis pas inquiétée. Arrivée à une intersection, l’homme m’a doublée et s’est emparé de mon sac que j’avais déposé entre mes jambes. J’ai alors crié et tenté de le poursuivre. Arrivée à Desa Seni, je me suis adressée à la sécurité. Un homme est alors monté sur son scooter pendant qu’un autre prévenait la sécurité de Canggu par talkie-walkie. C’est un chauffeur de taxi interpelé par l’annonce radio qui a barré la route au voleur et l’a empêché d’aller plus loin. Quand je suis arrivée avec le scooter de mon frère sur les lieux, l’homme avait laissé sa moto et disparu. Une dizaine de personnes du banjar sont alors arrivées, puis d’autres encore. Je ne comprenais pas ce qu’il se passait. Nous avons finalement retrouvé mon sac dans la rizière. Stressée par l’agression et par l’agitation autour de moi, je suis rentrée chez moi. C’est le lundi matin, en classe, que j’ai appris par un ami indonésien qui vit près de chez moi, que tous les habitants du village avaient rejoint le banjar pour chercher l’homme. Ils avaient fini par le trouver caché dans les rizières avant de l’abattre. Le même jour, la police m’a appelée afin que je décrive mon agresseur. Ils m’ont expliqué que «  le vol est intolérable » et que c’est pour ça qu’ils l’avaient puni. Ils m’ont ensuite demandé de payer. Je ne sais plus combien… 300 000 ou 400 000 Rp, je crois. J’ai été vraiment choquée de savoir qu’on avait tué cette personne. Pour un sac ? C’était disproportionné. Six mois plus tard, j’ai été attaquée au même endroit mais par deux hommes cette fois-ci. J’ai cru qu’on allait me violer, me tuer, j’étais seule dans le noir. Un peu avant cette nuit-là, j’avais fait une halte pour acheter des cigarettes dans un MiniMart. Deux garçons ont regardé attentivement mon scooter et ont passé un coup de fil. J’ai compris que quelque chose de bizarre se tramait mais j’ai malgré tout repris la route. Les deux agresseurs sont d’ailleurs arrivés devant moi. L’un m’a frappée et je suis tombée. Il s’est allongé sur moi, m’a collé le visage contre le sol et après plusieurs tentatives, a arraché mon sac, avant de filer. Traumatisée par la mort de mon premier agresseur, j’ai décidé de ne pas appeler la police. Depuis, avec mes amis, nous sommes toujours rentrés par les routes éclairées et à plusieurs… Mais aujourd’hui, après la mort de Kim, on a compris que ce n’était pas suffisant. Même si les filles mettent leur sac dans le coffre, les agresseurs n’hésitent plus à les faire tomber pour récupérer leurs affaires. Nous, on prendra désormais la voiture…


Solen
Anne Montion, première visée par les commentaires de Gérard Luzi que nous avions publiés en avril dernier sur les agressions de plus en plus nombreuses de femmes seules à moto, a déjà répondu le mois dernier. Là, c’est un autre lecteur qui déplore ce courrier où il était expliqué que les Occidentaux de Bali n’avaient que ce qu’ils méritent…
Bonjour à vous tous. Je lis toujours avec beaucoup de plaisir la gazette de Bali et je dois avouer que j’adore le côté « polémique » que peut engendrer certains articles. Je connais Bali depuis 10 ans et je suis un nouvel expatrié, j’avais pensé trouver, à Bali, une sorte d’esprit de famille à la française, genre le village des irréductibles gaulois, mais à la lecture du courrier de Gérard Luzi, je ne peux que réagir. Si le sujet était : « les expatriés se plaignent qu’il y a trop de bruit » ou « être mal reçu dans les restaurants », on pourrait comprendre, mais là c’est juste de la misogynie et une leçon de morale que l’on a déjà lue cent fois dans les colonnes de la gazette.


Les faits : Anne, une femme donc, se plaint d’une recrudescence de la violence et de l’insécurité qu’elle perçoit. Elle vit à Sanur, à travers son expérience et celle des ces amies, elle exprime son désarroi, elle pose des questions légitimes et soulève une distorsion entre ce que peut écrire la gazette de Bali en 2011 et ce qui se passe en 2014.

Même si la réponse de Socrate ne me satisfait pas totalement, on y trouve tout de même un certain respect et une remise en question, mais la réponse de Gérard Luzi est juste hallucinante, en résumé : si vous ne voulez pas vous faire attaquer, il ne faut pas choisir des endroits « touristiques » pour s’y installer, ma bonne dame, comme des « millions » d’autres étrangers. Avec une phrase d’une stupidité sans nom :

«  Pourquoi voudriez-vous que les gens du cru se sentent tenus par des règles quand les étrangers n’en respectent aucune… » Euhhh, voyons voir… peut-être par ce que cela montrerait qu’ils sont plus intelligents que les « millions » d’étrangers qui effectivement, ont parfois des attitudes irresponsables, outrancières ou impudiques…

Cette réaction me fait penser à ces hommes qui, quand une femme se fait violer répondent : « elle n’avait qu’à pas s’habiller comme ça », d’où l’expression typiquement masculine : « c’est un appel au viol ». Le problème n’est pas de savoir « qui habite où » et même d’ailleurs comment vivent les Balinais, mais juste de répondre à un appel au secours, à un cri d’alerte d’une femme qui ne se sent pas en sécurité.

Nous, le sexe fort, le réservoir à testostérone, le mâle Alpha, devrions nous peut-être nous mettre un peu plus à la place des femmes, ne pas les désigner comme coupables, comme l’écrit Gérard, mais bien comme victimes et les défendre quand elles nous le demandent au lieu de donner des leçons d’adaptation à la vie balinaise dont, personnellement, je me fous royalement dans cette situation précise.

Il ne s’agit pas là uniquement du problème d’Anne, Gérard, mais de dizaines de femmes qui ont déjà connu ce traumatisme, qui ont peur de prendre leur scooter et il ne s’agit pas du problème d’une femme expatriée, Gérard, mais de femmes de toutes nationalités, y compris des Indonésiennes, qui finissent à l’hôpital car ces criminels ne se contentent pas de voler un sac mais font également tomber la conductrice et la finissent à coup de bouteille de bière ou de batte de baseball. Je fabule ? Mon amie s’est faite agresser, à scooter, sur Sanur, il y a de cela deux semaines par deux Indonésiens qui lui on volé son sac et essayé de la faire tomber, et en parlant autour de nous (et oui, il faut aussi s’intéresser aux autres), ce sont des dizaines de femmes balinaises qui ont connu la même expérience et, pour beaucoup, terminé à l’hôpital. Pour conclure, il y a seulement quelques jours, Valéria, maman du petit Marlon a été agressée et, à ce jour, est dans un état critique. Son mari appréciera certainement votre pertinente analyse de comptoir.

Il est peut-être temps de sortir du Bali authentique et de se préoccuper des autres, de la vie en « ville » car un jour ou l’autre cela arrivera à la campagne. La question n’est pas de savoir si les femmes sont coupables, si elles le méritent mais : comment faisons nous pour mettre un terme à cette situation ?


Bali n’est pas en cause, les Balinais non plus, mais une poignée d’individus nous menace, toutes nationalités confondues, et il est temps de réagir, tous ensemble, Indonésiens et expatriés, ensuite nous pourrons polémiquer sur le plaisir de vivre la porte ouverte et les joies de partager la vie balinaise.

David Mothe

PS : Pour reprendre l’expression de Gérard : « On a le Bali qu’on mérite », mais je rajouterais : « il y a aussi des expatriés dont on se passerait bien »


Bule atau boulet

 
 
Gérard Luzi a au moins fait un émule avec cette lettre titrée : « Bule atau boulet »…
De l’importance de l’orthographe ! Dans le dernier courrier de la gazette, j’ai lu avec plaisir le témoignage de Gérard Luzi, et ne peux que partager son commentaire sur le Sud de Bali. Mais pour qui vous prenez-vous, les gens dans le Sud ? N’avez-vous pas compris que le temps des colonies était révolu ? Que pour les tamu à Bali (invités, n’est-ce pas une formule élégante ?), la moindre des choses serait de s’intéresser
au pays et à ses habitants, plutôt qu’au seul business ?

Ah que vous semblez bien tristes, parqués dans vos ghettos pour riches ou prétendus tels ! Qu’êtes-vous venus chercher à Bali, sinon jouer aux roitelets au soleil ? Dans vos cours de  bahasa, avez-vous appris d’autres questions à poser que « Harganya berapa ? » Ne vous étonnez pas alors de fausser la relation et de vous faire dépouiller d’une partie de votre « précieux » que vous exhibez de façon aussi voyante.

Savez-vous qu’à force de vous regarder le nombril, vous accumulez des tensions dorsales que même les meilleures masseuses auront du mal à soulager ?

Savez-vous que s’intéresser aux Balinais et à leur culture apporte un bien-être fou, de par leur philosophie de vie ?

Savez-vous que sourire sollicite beaucoup moins de muscles que de faire la gueule ? Au fait, pourquoi être venu à Bali si c’est pour continuer à reproduire ce comportement ?

Un peu de remise en question et de légèreté dans votre attitude transformeront le boulet que vous êtes devenu en bule heureux de s’épanouir dans cette île aux multiples trésors…

Gilles Cocq, bule heureux de vivre le Bali authentique

motard dans la cendre

motard dans la cendre
merapi novembre 2010

face sud du merapi

face sud du merapi
paysage de désolation après le passage des lahar